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La première édition du Douala International Film Festival (DIFF) s’est officiellement ouverte ce mardi 12 mai 2026 à l’Institut Français du Cameroun. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Maire de la Ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, reconnu comme l’un des fervents soutiens du cinéma camerounais.

Depuis son accession à la tête de la Ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine n’a cessé de multiplier les initiatives en faveur de la promotion de la culture camerounaise. À travers son accompagnement des événements artistiques et culturels, le magistrat municipal s’est toujours positionné aux côtés des hommes et femmes de culture, convaincu que les industries créatives constituent un levier essentiel du développement urbain et du rayonnement de la capitale économique. Sa présence remarquée à cette première édition du Douala International Film Festival vient une nouvelle fois illustrer cet engagement constant en faveur du patrimoine culturel national et du cinéma africain.

Porté par l’Association Ciné-People’s sous la houlette du cinéaste passionné de culture Patrick Epapè et de son équipe, ce festival entend faire de Douala un véritable carrefour du 7e art en Afrique centrale. La soirée inaugurale a été marquée par la présentation officielle du DIFF ainsi que par la projection de deux œuvres

cinématographiques : le court métrage Sous le soleil du Nkoat, d’une durée de six minutes, suivi du long métrage La rivière des crevettes, projeté pendant une heure trente.

Dans son allocution, le Directeur de l’Institut Français du Cameroun à Douala a souligné la portée symbolique de cette ouverture. « L’ouverture du Douala International Film Festival s’est déroulée sous le signe d’une double coïncidence symbolique : le lancement simultané du Festival de Cannes et l’annonce du décès de la figure emblématique du cinéma camerounais, Bassek Ba Kobhio. En hommage à ce dernier, une minute de silence a été observée par l’assemblée, marquant une forme de passation entre les générations de cinéastes présents », a-t-il déclaré avec émotion.

Prenant la parole à son tour, le Maire de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, a ouvert officiellement cette édition 2026 par un hommage solennel à Bassek Ba Kobhio, fondateur du Festival Écrans Noirs récemment disparu. L’édile de la ville a salué en lui une figure majeure du cinéma africain et a invité l’assistance à observer une pensée pieuse en mémoire de ce promoteur de la culture nationale. Pour le maire, l’accueil de cet événement à Douala traduit la volonté de la municipalité de faire de la capitale économique un carrefour incontournable des arts, du cinéma et du brassage culturel.

Saluant l’initiative portée par Ciné-People’s, le Maire a également souligné que le thème retenu cette année, « Les talents mis en lumière pour renforcer la cohésion des peuples », correspond pleinement à l’identité de Douala, ville cosmopolite et symbole du vivre-ensemble. Il a insisté sur l’importance de ce festival qui, à travers ses projections, rencontres et formations organisées sur plusieurs sites, offre aux étudiants, artistes, professionnels et investisseurs de véritables opportunités d’échanges et de partenariats productifs.

Selon Dr Roger Mbassa Ndine, cette plateforme culturelle constitue également un levier important pour le développement de l’économie créative locale et pour le renforcement de l’attractivité de la Ville.

Le Magistrat municipal a exprimé son souhait de voir émerger, grâce au DIFF, une nouvelle génération de cinéastes issue des différents quartiers de Douala. Il a par ailleurs annoncé que les services techniques de la Communauté urbaine de Douala étudieraient les possibilités d’une collaboration plus étroite avec les organisateurs lors des prochaines éditions.

De son côté, Patrick Epapè, porteur du projet, a précisé que l’objectif de cette initiative va bien au-delà des projections inaugurales. Selon lui, le festival s’inscrit dans une vision culturelle profonde visant à faire du cinéma un outil de transmission de la mémoire collective africaine.

« L’objectif était surtout la vision que nous avons, qui essaie de faire en sorte qu’à travers le cinéma, on puisse rapporter la mémoire collective que nous avons, mettre en lumière nos histoires, mais aussi et surtout avoir une vraie réflexion sur ce que nous avons comme œuvres anthropologiques », a-t-il expliqué.

Le cinéaste a également insisté sur la nécessité de transformer les richesses culturelles et patrimoniales africaines en récits cinématographiques accessibles au grand public. Pour Patrick Epapè, l’enjeu est de parvenir à structurer ces contenus afin de « toucher davantage les masses et valoriser ce patrimoine culturel que nous avons ». Une démarche qui traduit la volonté des organisateurs de faire du DIFF un espace de création, de réflexion et de valorisation des identités culturelles africaines.

Placée sous le thème « Les talents mis en lumière pour renforcer la cohésion des peuples », cette première édition ambitionne de dépasser le simple cadre du divertissement pour devenir un espace de transmission culturelle et de dialogue entre les peuples. À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent promouvoir les récits africains et valoriser les identités culturelles locales face aux défis de la mondialisation.

Prévu du 12 au 17 mai 2026, le festival devrait accueillir plus de 8 000 festivaliers ainsi qu’environ 200 professionnels du secteur audiovisuel. Plus de cinquante films seront projetés dans plusieurs espaces emblématiques de la capitale économique, notamment au Cinéma Eden, à Université de Douala et à l’Institut Français du Cameroun, principaux sites retenus pour les projections et les rencontres professionnelles.

Le DIFF se distingue également par sa dimension pédagogique grâce au « Ciné-Peoples Lab », un laboratoire de formation destiné aux jeunes chercheurs et réalisateurs. Ce programme vise à établir des passerelles entre la recherche universitaire et la création cinématographique afin de transformer des travaux académiques en contenus audiovisuels consacrés à l’histoire et au patrimoine africains.

Au-delà des projections, le festival proposera une expérience culturelle complète mêlant expositions, foire artisanale, gastronomie locale, concerts, slam et performances artistiques. Une démarche écoresponsable a également été intégrée à l’organisation de l’événement avec l’utilisation de matériaux recyclables et la promotion des produits locaux.

Vers la fin de la cérémonie, Patrick Epapè a réitéré son engagement en faveur de la formation de la jeunesse et de la valorisation de la mémoire collective à travers des productions cinématographiques telles que Rio dos Camaraos. Le promoteur du festival a insisté sur la nécessité d’accompagner les jeunes talents afin de bâtir une industrie culturelle capable de transmettre l’histoire et les valeurs africaines aux générations futures.

La cérémonie d’ouverture a également bénéficié du soutien remarqué du Maire de la Ville ainsi que de la présence de plusieurs figures majeures du paysage culturel africain, parmi lesquelles Dikongué Pipa et Alimata Salambéré.

Par cette première édition, le Douala International Film Festival entend inscrire durablement Douala parmi les grandes places du cinéma africain et international, tout en faisant du 7e art un « outil de mémoire, de cohésion et de valorisation culturelle ».

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