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Face aux défis qui continuent de peser sur la fluidité des échanges et la compétitivité des corridors en Afrique centrale, les acteurs du fret ont adopté une série de résolutions majeures destinées à transformer durablement le transport terrestre. C’était à l’issue du Forum sous-régional des acteurs du fret tenu le 30 juillet 2026 au Crystal Palace Hotel de Douala, en présence du Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, du Préfet du Wouri, Syliac Marie Mvogo, de S.E. Armando Kote Echuaca, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée équatoriale au Cameroun et doyen du corps diplomatique accrédité à Yaoundé, de la représentante du ministère des Relations extérieures, Madame Danzena Sana épouse Essimi, et du Coordonnateur général du Bureau de Gestion du Fret Terrestre Cameroun (BGFT), Elhadj Oumarou.

Placée sous le thème «Compétitivité des corridors transfrontaliers et facilitation des échanges en zone CEMAC : diagnostic, innovations et perspectives », cette rencontre a réuni les organismes de gestion du Fret du Cameroun, du Tchad, de la République centrafricaine, du Congo et du Bénin autour d’un objectif commun : proposer des solutions concrètes pour améliorer la performance du transport terrestre et accélérer l’intégration économique régionale.

Les travaux ont permis de mettre en lumière les principales difficultés qui affectent les corridors stratégiques de la sous-région. Le Coordonnateur général du BGFT Cameroun, Elhadj Oumarou, a notamment évoqué » les lenteurs administratives, les insuffisances des infrastructures logistiques, les contraintes liées au transit, le manque d’harmonisation des procédures et la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur ».

Pour répondre à ces défis, les participants ont adopté plusieurs résolutions articulées autour de la modernisation du système de transport et de la facilitation des échanges.

La première orientation porte sur l’harmonisation des réglementations et des procédures de transit entre les États de la CEMAC. Les acteurs recommandent une convergence des textes, une simplification des formalités administratives et douanières ainsi qu’une meilleure coordination des administrations compétentes afin de réduire les délais de passage et les coûts supportés par les transporteurs.

La deuxième résolution concerne l’accélération de la transformation numérique du Fret. Les participants ont insisté sur la généralisation des outils digitaux permettant le suivi des marchandises, la dématérialisation des documents de transport et une meilleure traçabilité des opérations. La plateforme Landfreight IS+, développée par le BGFT, a été présentée comme un instrument majeur pour améliorer la transparence et la sécurisation des flux.

Les acteurs du fret ont également recommandé le renforcement des infrastructures de transport et des équipements logistiques. Cette priorité concerne notamment l’aménagement des corridors routiers, la construction de plateformes logistiques modernes, la création d’aires de repos sécurisées pour les transporteurs ainsi que l’amélioration des installations nécessaires au transit des marchandises.

La question de la sécurité du fret a également occupé une place importante dans les recommandations. Les participants préconisent une coopération renforcée entre les États et les différents services concernés afin de mieux protéger les marchandises, les transporteurs et les infrastructures sur les grands axes régionaux.

Sur le plan financier, les résolutions appellent à la mise en place de mécanismes innovants de financement pour accompagner les projets liés au transport et à la logistique. Les participants estiment que le développement des corridors nécessite des investissements durables capables de répondre à la croissance des échanges commerciaux.

Le forum a enfin consacré la création d’un « Africa Fret » à travers la signature de la Déclaration de Douala. Cette initiative ambitionne de fédérer les acteurs africains du fret terrestre autour d’un réseau connecté, favorisant l’interconnexion des systèmes logistiques, la souveraineté numérique et l’accompagnement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).


À la clôture des travaux, S.E. Armando Kote Echuaca, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée équatoriale au Cameroun et doyen du corps diplomatique accrédité à Yaoundé, a salué les résultats issus de cette rencontre : « Ce forum a constitué une opportunité majeure pour renforcer notre coopération et apporter des réponses adaptées aux défis qui affectent les corridors de transport en Afrique centrale. Les recommandations adoptées traduisent notre volonté commune d’améliorer la circulation des marchandises, de réduire les contraintes sur les axes transfrontaliers et de contribuer au développement économique de nos États ».

En adoptant ces résolutions, les acteurs du fret affichent leur volonté de faire évoluer le transport terrestre en Afrique centrale vers un modèle plus intégré, plus sécurisé et plus compétitif. Une dynamique qui place les corridors de la CEMAC au cœur des enjeux de développement économique régional.

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