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La première édition de la Diamond Capital Convention (DCC) s’est ouverte ce mercredi 23 septembre 2026 au Best Western Plus Soaho Douala Airport. Placé sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, ce rendez-vous de trois jours entend renforcer les mécanismes de financement et rapprocher davantage les investisseurs des porteurs de projets en Afrique centrale.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, en présence notamment du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, et de la présidente de la COSUMAF, Jacqueline Adiaba-Nkembe. Portée par Ingrid Obouh-Fegue, Directrice générale d’ALMASI CAPITAL & ADVISORY, la convention réunit des acteurs des six pays de la CEMAC : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad.

Placée sous le thème « Développement, Innovation et Inclusion : les leviers du Marché Financier de la CEMAC », la rencontre met l’accent sur la mobilisation des capitaux au profit du financement à long terme de l’économie réelle. Selon les données présentées, 87,2 % des nouveaux crédits accordés à l’économie au premier trimestre 2026 étaient à court terme, tandis que la BVMAC affichait une capitalisation boursière de 1 785,7 milliards de FCFA pour sept sociétés cotées.

Prenant la parole à l’ouverture, Louis Paul Motaze a souligné « l’urgence de mieux mobiliser le capital disponible pour financer l’économie réelle en Afrique centrale ». Le ministre a rappelé que « le secteur bancaire classique ne peut couvrir à lui seul les besoins massifs à long terme » dans des secteurs tels que les infrastructures, l’industrialisation, la transformation locale des matières premières et la transition numérique.

Il a ainsi défendu l’ambition de « bâtir un marché financier régional profond, liquide et accessible ». Pour y parvenir, il préconise notamment « d’accroître et de diversifier les émetteurs », de « renforcer la liquidité du marché secondaire », de « mobiliser davantage les investisseurs institutionnels » et de promouvoir « la culture boursière ».

Cette nécessité est également relevée par Jacqueline Adiaba-Nkembe. La Présidente de la COSUMAF estime que, malgré « des étapes importantes » franchies avec l’unification du marché financier régional, « il reste encore beaucoup à faire ». Selon elle, la convention doit servir de « catalyseur pour multiplier la diversité des émetteurs, renforcer la liquidité, attirer les

investisseurs institutionnels » et créer les conditions permettant au capital de rencontrer directement les projets de croissance du continent.

Elle souligne également l’ampleur des besoins de financement. « Les besoins de nos États et de nos entreprises sont gigantesques », notamment pour les infrastructures, l’industrialisation, la transformation locale des matières premières, la transition énergétique et l’économie numérique. « Les banques, à elles seules, ne peuvent pas supporter toute la charge de ces investissements sur le long terme », a-t-elle relevé, plaidant pour « un marché financier sous-régional profond, liquide et transparent ».

Durant trois jours et jusqu’au 25 septembre, plus de 1 000 participants, 80 exposants et 60 intervenants prennent part aux échanges à travers plusieurs formats, dont « Ask the Regulator », « Investor Reverse Pitch », « DCC Capital Connect » et « Capital on Trial ».

Une visite guidée des stands a également permis au ministre des Finances d’apprécier les offres, solutions et services présentés par les différentes structures financières participantes. Les échanges portent

notamment sur la mobilisation des capitaux, la diversification des émetteurs, la liquidité du marché financier et le financement à long terme des infrastructures, de l’industrialisation et de la transformation numérique.

L’innovation et la jeunesse occupent également une place centrale avec le Diamond Next Gen Challenge. Ce concours destiné aux jeunes entrepreneurs de la FinTech, de la RegTech, de l’intelligence artificielle et de l’inclusion financière est doté de 10 millions de FCFA pour les trois meilleurs projets.

Les travaux doivent aboutir au « DCC White Paper 2026 », un livre blanc destiné à formuler des recommandations concrètes pour approfondir les marchés de capitaux et renforcer le financement du développement en Afrique centrale.

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