
Par Didier Ndengue | La Plume de l’Aigle
J’ai voulu me taire.
Par pudeur. Par respect pour sa discrétion. Comme lui, j’ai pensé qu’il suffisait d’appuyer sur « ignorer » et de laisser passer. Mais à force de voir la même campagne, les mêmes insinuations, la même sale besogne se répéter jour après jour, le silence devient une forme de complicité.
Alors j’ai décidé de parler. Pour libérer ma tête. Pour être en phase avec ma conscience.
Un homme qui marque ceux qu’il rencontre
Celui qui a croisé Oswald Baboke une seule fois dans sa vie et qui n’en est pas ressorti avec un souvenir positif, avec le cœur un peu plus chargé d’espoir, a certainement un problème avec lui-même.
Je l’observe depuis 2018. Et ce que j’ai vu ne ressemble pas au modèle dominant. Oswald Baboke n’est pas de ceux qui achètent les consciences pour s’offrir des louanges dans les médias ou sur les réseaux sociaux.
La rareté dans un monde de bruit
À l’heure où tout le monde court derrière le micro, lui fuit les projecteurs. À l’ancienne. Sans calcul. Il n’affiche pas son amour, il le vit. Il n’est pas friand des médias.
Quand il représente le Chef de l’État à un événement, tant pis pour le journaliste qui n’a pas pris ses notes. Parce que le Ministre ne vous accordera pas d’interview exclusive après. Public ou privé, tout le monde reçoit le même traitement. Pas de deux poids, deux mesures.
La conviction contre le chèque
La peur a changé de camp. Ceux qui prennent position en faveur de Baboke n’ont pas forcément reçu de l’argent. Certains le font par conviction. Parce qu’ils ont analysé et compris l’homme.
Dans la vie, il y a des personnes qui inspirent confiance sans chercher à vous recouvrir d’or. Si j’ai pris ma plume ce soir, c’est par conviction. Parce que j’ai vu. Parce que j’ai compris.
Dans un pays où beaucoup ont un prix, il existe encore des hommes qu’on ne peut pas acheter. Et des voix qui refusent de se vendre.
