
C’est par ces mots que la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a officiellement procédé à la remise de deux balayeuses mécaniques, l’une destinée à la Communauté Urbaine de Douala (CUD) et l’autre à la mairie de Douala 3ᵉ, à l’occasion de la cérémonie solennelle de signature des Contrats de Ville et des conventions d’application entre l’État et les collectivités territoriales.

La salle Rodolphe Tokoto de la Communauté Urbaine de Douala a servi de cadre à cette importante cérémonie, présidée par la Ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Plusieurs hautes personnalités y ont pris part, notamment le ministre délégué à la Présidence de la République chargé des Marchés publics, Ibrahim Talba Malla, le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Préfet du Département du Wouri Syliac Marie Mvogo , ainsi que le maire de la Ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine.
Moment fort de cette rencontre, la signature des Contrats de Ville entre l’État, la Communauté Urbaine de Douala, la mairie de Douala 3ᵉ, la Communauté Urbaine de Yaoundé et la mairie de Yaoundé 2ᵉ marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique de décentralisation et de modernisation des villes camerounaises. À travers cet accord-cadre pluriannuel, le MINHDU mobilise des financements importants, avec l’appui des partenaires internationaux, afin de permettre aux collectivités de réaliser des investissements structurants dans les domaines de l’assainissement, de la mobilité urbaine, de la modernisation des voiries, de l’entretien des infrastructures et du développement du branding territorial.
Dans son allocution, Mme Célestine Ketcha Courtès a rappelé les très hautes prescriptions du Chef de l’État en matière de gouvernance urbaine. Elle a insisté sur l’obligation de résultats, la transparence dans l’exécution des budgets, le contrôle des marchés publics sous la supervision du MINMAP ainsi que l’impératif d’assurer l’entretien durable des infrastructures réalisées.

Pour traduire immédiatement cette volonté en actes, la Ministre a procédé à la remise officielle de deux balayeuses mécaniques : une à la Communauté Urbaine de Douala et une autre à la mairie de Douala 3ᵉ. Un appui matériel destiné à renforcer les capacités des collectivités en matière de salubrité et à accompagner les efforts déjà entrepris pour faire de Douala une ville plus propre et plus agréable à vivre.
Cette signature et cette remise de matériel s’inscrivent dans le cadre du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), doté d’un financement de 200 millions de dollars américains, soit environ 120 milliards de FCFA, avec l’appui financier et technique de la Banque mondiale. Ce projet vise à renforcer la résilience des quartiers face aux inondations, améliorer durablement le cadre de vie des populations et moderniser les politiques urbaines nationales.
Le PDVIR s’intègre également dans le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), qui ambitionne de sécuriser la gestion foncière, d’améliorer la planification urbaine et de construire des Villes plus inclusives, résilientes et économiquement performantes, conformément aux orientations du Chef de l’État.

Avant la signature des contrats, Mme NGUEJIO KANA Béatrice, Chef de la Cellule de la Coopération et des Contrats de Ville au MINHDU, a présenté les principales articulations des Contrats de Ville. Elle a rappelé qu’il s’agit d’une convention conclue entre l’État et les collectivités territoriales décentralisées afin de coordonner les investissements publics et d’améliorer la gouvernance urbaine. Ce mécanisme est encadré par le Décret n°2022/12060/PM du 30 décembre 2022 fixant le régime général des Contrats-Plans et des Contrats de Ville.

Elle a expliqué que, dans le cadre du PDVIR, les Contrats de Ville poursuivent plusieurs objectifs, notamment améliorer la programmation des investissements du MINHDU, du MINDCAF et des collectivités territoriales, renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage des communautés urbaines et communes d’arrondissement, assurer une meilleure coordination des travaux prioritaires destinés à améliorer les conditions de vie des populations et renforcer le financement de l’entretien des infrastructures à travers les régies opérationnelles de la Communauté Urbaine de Douala.
Les financements prévisionnels s’élèvent à 121,065 milliards de FCFA pour le Contrat de Ville de Douala contre 104,421 milliards de FCFA pour celui de Yaoundé. Les ressources proviendront notamment du Budget d’Investissement Public (BIP), des recettes propres des collectivités, du Fonds routier ainsi que des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement et d’autres mécanismes de coopération décentralisée.
Mme NGUEJIO KANA Béatrice a également précisé que les engagements financiers des différentes parties seront inscrits chaque année dans leurs budgets respectifs et constitueront des dépenses obligatoires et prioritaires. Les fonds mobilisés demeurent des deniers publics soumis aux règles de la comptabilité publique. L’exécution des Contrats de Ville s’effectuera à travers des conventions d’application précisant les opérations à réaliser, leurs coûts, leurs modalités de financement ainsi que les mécanismes de coordination, de suivi et d’évaluation.
Pour la Ville de Douala, la contribution du Projet Villes et Gestion Foncière Durable au Contrat de Ville est estimée à 58 230 968 115 FCFA, un investissement majeur qui permettra d’accélérer la transformation de la capitale économique et de renforcer la résilience de ses infrastructures face aux défis de l’urbanisation et des changements climatiques.
À travers cette contractualisation et les équipements remis aux collectivités, le Gouvernement entend donner un nouvel élan au développement urbain des métropoles camerounaises, en plaçant l’efficacité, la gouvernance et l’amélioration du cadre de vie des populations au cœur de son action.
