
Le Gouvernement camerounais sous la houlette du Premier Ministère et l’égide du Ministre de l’Éducation de Base (MINEDUB) Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa ; aux côtés de l’UNICEF et du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), travaille à l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre les violences en milieu éducatif. Ouvert le mercredi 21 octobre 2026 à Douala par Mme Ayukegba Avelyne, Directrice de Sports, de la Santé scolaire et des Activités post et périscolaires, représentant le Ministre de l’Éducation de base, le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, cet atelier vise à mettre en place un cadre opérationnel dont la validation est attendue au plus tard le 31 décembre 2026.
Violences physiques, psychologiques, verbales, sexuelles et numériques : les établissements éducatifs font face à diverses formes de violence qui fragilisent la sécurité des apprenants et la qualité des apprentissages. Le harcèlement, les discriminations et l’influence de l’environnement familial figurent également parmi les facteurs évoqués.

Face à ce constat, le ministère de l’Éducation de base (MINEDUB), sous l’égide du Premier ministère, entend privilégier une réponse coordonnée et durable, avec l’accompagnement technique de l’UNICEF et le soutien du GPE.
Cet atelier vise à élaborer un « Document de référence » associant les administrations publiques, les familles et la société civile.

Les travaux portent notamment sur l’identification des causes profondes des violences, la prévention, le signalement et la prise en charge des victimes.
Présidant l’ouverture au nom du Ministre, Mme Ayukegba Avelyne a souligné la nécessité de dépasser les réponses ponctuelles et exclusivement répressives. « Il nous faut agir de manière préventive, coordonnée et systémique « .

Mme NGO TONYE Marguerite Epse Enoh , Présidente fondatrice de l’ONG Marguerite Holistic Health Center, ajoute que « la prévention doit également prendre en compte les expériences vécues par l’enfant dans son environnement familial. Elle souligne que les conflits et les mauvais traitements peuvent influencer certains comportements à l’école« .

De son côté, Léon Bertrand Enama de CAM-CRIN Children First préconise « une stratégie multidimensionnelle impliquant notamment le MINEDUB, le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC), le ministère des Affaires sociales (MINAS) et la société civile. Elle relève également l’importance de l’accompagnement de l’UNICEF dans cette démarche nationale« .
Ces travaux selon Mme Ayukegba Avelyne » doivent aboutir à un Document consolidé comprenant des recommandations pratiques, des mécanismes d’alerte et de signalement ainsi qu’un code de conduite pour les personnels éducatifs ».
Plus loin , Mme Ayukegba Avelyne a rappelé que l’objectif est « de disposer d’une stratégie validée au plus tard le 31 décembre 2026, conformément à l’échéance fixée par le Premier ministre, chef du gouvernement« .

Au-delà de son élaboration, l’efficacité de cette stratégie dépendra de son application effective et de la mobilisation durable des acteurs.
L’ambition est de garantir à chaque apprenant un environnement éducatif sûr, inclusif et respectueux de ses droits.
