
Après une première étape consacrée aux procureurs de la République, l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ), avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a poursuivi ce mercredi 29 juillet 2026 à Douala son programme de renforcement des capacités en réunissant les préfets et sous-préfets de la région du Littoral. L’objectif est de permettre à ces autorités administratives de mieux maîtriser les nouvelles procédures de reconstitution des actes de naissance et d’enregistrement hors délai des faits d’état civil au profit des personnes déplacées internes.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, en présence du président du Conseil régional du Littoral, l’honorable Polycarpe Banlog, du représentant du préfet du Wouri, de la présidente nationale de l’ACAFEJ, la magistrate Mme Akoa Léopoldine Yvonne, ainsi que de plusieurs autorités administratives, judiciaires et partenaires du projet.
Dans son allocution la Présidente Nationale de cette Association est revenu sur le contexte « Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet de reconstitution et d’établissement des actes de naissance des personnes déplacées internes dans les régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest. Elle intervient alors que des milliers de déplacés internes demeurent privés d’identité juridique ».

Selon elle » À ce jour, plus de 8 000 personnes ont déjà été identifiées dans les trois régions ciblées, dont 5 269 dans le Littoral, tandis que les consultations médicales destinées à l’établissement des certificats d’âge apparent se poursuivent. »
Dans son allocution d’ouverture, le gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a salué une initiative qui contribue à garantir les droits fondamentaux des populations vulnérables. « Je suis particulièrement honoré de me retrouver parmi vous afin de présider la cérémonie d’ouverture de cet atelier de renforcement des capacités relatives à la reconstitution des actes d’état civil et à l’enregistrement hors délai des faits d’état civil », a-t-il déclaré. Il a également exhorté les participants à suivre avec attention les enseignements qui leur seront dispensés afin d’assurer une application efficace de la Loi n°2024/007 du 24 décembre 2024 portant organisation du système d’enregistrement de l’état civil.
Prenant la parole, la présidente nationale de l’ACAFEJ, la magistrate Mme Akoa Léopoldine Yvonne, a rappelé que « cette initiative, soutenue par l’OIF, repose sur la Convention de Kampala, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que sur la nouvelle législation camerounaise. Elle a expliqué que l’article 56 de cette loi permet, sous l’autorité des préfets, la reconstitution ou l’enregistrement hors délai des actes d’état civil par voie administrative dans les situations exceptionnelles. »

Pour sa part, Me Toko Marie, Présidente de la section Littoral de l’ACAFEJ, a insisté sur la nécessité d’impliquer pleinement les sous-préfets dans cette réforme. « Nous avons besoin que les sous-préfets comprennent la loi du 24 décembre 2024, notamment son article 56. Il était important de les former afin que, lorsqu’ils reçoivent des personnes déplacées internes, ils sachent exactement quelle procédure appliquer conformément à la loi ».

Elle a ajouté que lorsque les victimes sont éloignées des juridictions, « le sous-préfet peut engager la procédure auprès du maire, officier d’état civil, afin que l’acte de naissance soit établi », facilitant ainsi l’accès des déplacés internes à leurs
