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À Grand Souza, notamment dans le village Abo’o, l’accès à l’eau potable suscite une vive colère. Des habitants dénoncent une distribution irrégulière, des factures qu’ils jugent exorbitantes et affirment être menacés lorsqu’ils tentent de réclamer des explications.

Grand Souza est une commune du département du Moungo, dans la région du Littoral au Cameroun. Elle regroupe plusieurs villages, dont Abo’o, et repose principalement sur l’agriculture, le petit commerce et les activités rurales. Malgré son potentiel agricole et sa proximité avec les grands pôles économiques de la région, la commune reste confrontée à des difficultés d’accès aux infrastructures et services de base, notamment l’eau potable, l’électricité et les routes. L’amélioration de ces équipements constitue un enjeu majeur pour le développement local et le bien-être des populations.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des populations, le réseau d’eau serait loin de répondre régulièrement aux besoins des ménages. Certains habitants affirment ne voir l’eau couler qu’une à deux fois par semaine, avec parfois plusieurs jours consécutifs sans approvisionnement. Malgré cette situation, des contributions mensuelles de 25 000 à 50 000 FCFA seraient réclamées à certains ménages.

Le malaise est particulièrement alimenté par des factures qui, selon les témoignages, peuvent atteindre 80 000 FCFA. Une habitante évoque notamment une maison de quatre personnes ayant reçu une telle facture alors que l’eau n’aurait coulé qu’une seule fois durant la semaine. Des résidents mettent en cause le comité chargé de la gestion du réseau et réclament davantage de transparence sur la facturation.

À ces difficultés s’ajoutent de graves accusations de menaces. « Nous avons peur de nous plaindre », témoigne une habitante, affirmant que des personnes qui dénoncent la situation seraient menacées de mort. Un autre résident dit vivre dans la crainte et appelle à une intervention urgente.

Ces accusations, qui restent à vérifier et à établir par les autorités compétentes, suscitent l’inquiétude dans la communauté. Les populations demandent que les responsables de la gestion du réseau soient entendus et que les modalités de fixation des factures soient clairement expliquées.

Face à la persistance des plaintes, les habitants sollicitent une enquête administrative et technique sur le fonctionnement du réseau, la régularité de la desserte et les mécanismes de facturation. Ils souhaitent également que les éventuelles menaces fassent l’objet de vérifications afin que les responsabilités soient établies conformément à la loi.

Entre pénurie, factures contestées et climat de peur, la situation interpelle désormais les autorités administratives, municipales et traditionnelles. À Grand Souza et à Abo’o, les populations attendent surtout une réponse rapide, une gestion transparente du réseau et un accès régulier à une eau potable à des conditions équitables.

Source : Bekwali.com

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