0 0
Read Time:4 Minute, 12 Second

Mercredi 03 février 2026, à l’initiative du Maire de la Commune de l’Arrondissement de Douala III, Valentin Époupa Bossombo, et en présence de Mme JOMBI Sophie, représentante de Mme le Chef d’Agence du Bureau National de l’État Civil (BUNEC), de Madame le Délégué d’Arrondissement du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), ainsi que de Monsieur le Représentant du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Ndokotti, 31 couples ont officiellement scellé leur union dans le cadre du mariage collectif organisé par l’exécutif communal. Une cérémonie solennelle et festive qui s’inscrit dans la dynamique de promotion du mariage légal, de renforcement de la cellule familiale et de sécurisation de l’état civil et des droits des époux, de la femme et de l’enfant.

C’est dans une atmosphère empreinte de joie, de ferveur et d’émotion que les futurs époux ont fait leur entrée, portés par des mélodies camerounaises populaires telles que « Il va donner pour moi » de Krys M, « Regarde-moi bien » de Indira et « Jehovah don do me somethin » de Eva Praise. À travers des pas de danse cadencés, les couples ont symboliquement « chassé le célibat », sous les applaudissements nourris des familles, invités présentes.

Moment central de la cérémonie, la secrétaire de séance a procédé à la lecture des articles 212, 213, 214 et 215 du Code civil, rappelant aux futurs conjoints les fondements juridiques du mariage au Cameroun.

Ces dispositions consacrent notamment les droits et devoirs réciproques des époux, le rôle du mari en tant que chef de famille agissant dans l’intérêt commun du ménage et des enfants, tout en précisant que l’épouse peut assumer cette responsabilité en cas d’incapacité, d’absence ou d’éloignement du mari.

L’article 215, quant à lui, confère au mari le choix de la résidence familiale, avec l’obligation d’y accueillir son épouse.


Le passage des adjoints au Maire , aux côtés du Maire Valentin Époupa Bossombo, a constitué un temps fort de conseils et d’exhortations adressés aux nouveaux mariés.

Parmi les messages clés délivrés, l’on retient notamment :
« La base d’une union, c’est le dialogue, le respect et la patience »,
« Ne jamais se coucher avec un problème non résolu »,
« Toujours savoir s’attendre et se supporter »,
« Éduquer les enfants dans la droiture et dans l’Église ».

Des recommandations parfois teintées d’humour, mais profondément ancrées dans les réalités de la vie conjugale et familiale.


Sous le regard attentif de l’officier de l’état civil et des autorités administratives et judiciaires, les futurs conjoints ont échangé leurs consentements à travers les formules rituelles :
« Oui Monsieur le Maire, c’est mon mari » et « Oui Monsieur le Maire, c’est ma femme ».
Ces paroles, accompagnées de regards complices, de mots d’amour et de l’introduction de l’anneau à l’annulaire de la main gauche, ont consacré l’engagement mutuel des époux.

Après la lecture des articles du Code civil et l’expression du consentement, les célébrants ont prononcé la formule consacrée :
« Au nom de la loi et des pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare unis par les liens du mariage »,
officialisant ainsi, devant l’officier de l’état civil, l’union légale des couples.

Prenant la parole, le Maire de la Commune de Douala III, Valentin Époupa Bossombo, a souligné l’importance et la portée sociale de cette initiative municipale :

« C’est le mariage collectif de l’année. C’est la première cérémonie, car il y en aura une deuxième dans les tout prochains jours. Le mois de février est consacré à l’amour. Cette deuxième cérémonie sera conduite par les églises, parce qu’après le mariage civil, notamment dans l’Église catholique, il faut également le mariage religieux. Il est prévu d’avoir près du double de couples, au regard des publications reçues. »

Le magistrat municipal a également insisté sur l’objectif fondamental de ces mariages collectifs :
« Nous voulons vulgariser et raffermir les familles. Beaucoup de personnes vivent en union libre. Or, l’union libre ne sécurise pas les enfants. En passant de l’union informelle au mariage légal, nous consolidons les familles et sécurisons le fruit qui naît du mariage. »

Profitant de cette tribune, le Maire a rappelé aux populations que le mariage civil est gratuit au Cameroun, appelant à éviter les intermédiaires :

« Nous demandons aux populations de Douala III de venir directement se faire enregistrer. L’état civil est gratuit. Ce sont les intermédiaires qui compliquent les procédures et occasionnent des frais inutiles. Venez directement, faites-vous enregistrer et votre mariage sera programmé. »

À travers cette cérémonie tenue le mercredi 03 février 2026, la mairie de Douala III, aux côtés des administrations partenaires et des autorités judiciaires, réaffirme son engagement en faveur de la promotion du mariage légal, du renforcement de la cellule familiale, de la sécurisation de l’état civil et de la protection des droits de la femme et de l’enfant, piliers essentiels d’une société stable et responsable.

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Average Rating

5 Star
0%
4 Star
0%
3 Star
0%
2 Star
0%
1 Star
0%

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *