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À quelques jours de la présidentielle du 12 octobre 2025, les Forces du changement coalition regroupant plusieurs partis d’opposition et acteurs de la société civile ont lancé un appel solennel à l’unité nationale. Leur ambition : désigner un candidat consensuel capable de porter un mandat unique de trois ans pour engager la refondation du Cameroun.

Le mercredi 27 août 2025, au siège du Manidem à Douala, le Groupe de Douala, le LPCC, l’AFP et leurs alliés ont présenté à la presse deux documents politiques de référence :

le Programme patriotique minimum de refondation du Cameroun (PROPAMIN) intitulé « Trois ans de transition pour refonder le Cameroun » ; et l’Appel des Forces du changement, qui définit le profil du candidat idéal.

Ces textes marquent une étape décisive : transformer la fragmentation de l’opposition en une convergence d’idées et d’actions pour porter une candidature unique.

Selon les Forces du changement, le futur candidat devra s’engager sur trois points majeurs :

  1. Un mandat unique et non renouvelable limité à trois ans ;
  2. Une transition politique de refondation, pour réformer les institutions et restaurer la confiance citoyenne ;
  3. Une coalition électorale nationale, capable de couvrir toutes les régions stratégiques du pays.

« Le Groupe de Douala a fait un excellent travail qui permet aujourd’hui une convergence d’idées. Le candidat choisi devra exiger une transition de refondation et s’appuyer sur une coalition couvrant l’ensemble du territoire », a affirmé Djeukam Tchaméni, ajoutant que même les leaders non retenus, comme le Pr Maurice Kamto, auront un rôle essentiel à jouer dans ce processus

Pour Anicet Ekane, Président du Manidem, l’enjeu est de rester mobilisé jusqu’au soir du scrutin :

« On est encore en train de chercher ce candidat consensuel. Si nous l’avions déjà, nous vous l’aurions annoncé. Les désistements peuvent intervenir même le dernier jour. Mais nous n’avons pas de repos dans ce combat : il faut gagner le 12 octobre au soir, pas après. »

De son côté, Cyrille Sam Barka, Président de l’AFP, a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages partisans :

« Les leaders doivent comprendre qu’il existe déjà une voie tracée par le peuple : celle du consensus et de la transition. Ce sont ces choix qui permettront de résoudre les problèmes de fond du Cameroun. »

Selon lui, seule une candidature consensuelle peut fédérer les Camerounais et recréer la confiance entre les citoyens et la classe politique.

Pour Philippe Nanga, Coordinateur d’une ONG Monde Avenir, la société civile et les médias ont un rôle essentiel dans ce processus :

« On retient qu’il existe encore des groupes politiques qui se battent pour le consensus sur la base des intérêts du peuple. Les médias ont un rôle majeur à jouer pour accompagner ce processus. »

À deux semaines du scrutin, les Forces du changement veulent convaincre que l’unité est la seule voie vers l’alternance. Mais une question reste sans réponse : qui sera ce candidat consensuel capable de porter l’espoir d’une transition réussie et de refonder le Cameroun ?

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