
À quelques jours de la célébration de la Journée internationale de la femme, la Communauté Urbaine de Douala a lancé les activités marquant cette 41ᵉ édition avec l’ouverture officielle du Village de la Femme sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville.
La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Maire de la Ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, qui a procédé à la coupure symbolique du ruban, donnant ainsi le coup d’envoi de cet espace dédié à la valorisation du savoir-faire féminin. « Nous voulons comprendre comment donner toute sa place à la femme dans son environnement professionnel tout en tenant compte de ses réalités familiales », a déclaré le premier magistrat de la ville de Douala.

Lors de la visite des stands, le Maire a salué l’ingéniosité et la créativité des exposantes. Le Village de la Femme met en effet en lumière les talents des employées de l’institution à travers l’exposition de divers produits : cosmétiques, bijoux faits main, maroquinerie, produits d’entretien et denrées alimentaires.
Pour la 4e adjointe au Maire de la Ville, Marie Ndine Adzogo, cette initiative va bien au-delà d’une simple célébration festive. « Les enjeux de cette thématique et, au sortir de là, nous allons prendre des recommandations. Ce thème est débattu en présence du chef de l’exécutif, le Maire de la ville, qui doit comprendre la nécessité pour un manager d’écouter la femme et de comprendre sa situation », a-t-elle expliqué.
Elle poursuit : « Savoir manager la femme dans sa situation professionnelle et dans sa situation personnelle, dans sa vie familiale. Le Maire veut comprendre comment donner une place à la femme qui doit produire des résultats pendant qu’elle peut avoir un enfant malade, un époux souffrant ou un parent en difficulté, alors même que le patron attend un résultat. »

Selon elle, cette réflexion vise à mieux concilier performance professionnelle et réalités familiales. « Le Maire demande aux médecins et aux professionnels de l’aider à savoir faire la part des choses entre l’attente de résultats et la situation de vulnérabilité que peut connaître la femme au moment où elle doit satisfaire à la fois un besoin professionnel et un besoin familial », a-t-elle ajouté. Elle a également illustré cette problématique par une interrogation souvent posée aux femmes : « Comme le disait Dave Keita en son temps : “Tu choisis qui ? Ton enfant ou le travail ?” Et la femme répond : “Je choisis mon enfant, patron.” Est-ce que c’est ce que la femme de la CUD doit dire ? C’est une réponse que le Maire souhaite obtenir dans le cadre de cette formation. »

Parallèlement à ces échanges, une campagne gratuite de dépistage du diabète et de l’hypertension artérielle a été organisée sous la supervision du Dr Edibe, médecin au centre médico-social de la CUD, permettant aux agentes de bénéficier d’un suivi médical préventif.
Dans la salle Tokoto, une causerie éducative sur le thème « Santé mentale et équilibre : concilier vie professionnelle et vie personnelle, agir pour soi » a également été animée par le psychiatre Christian Eyoum de l’Hôpital Laquintinie de Douala et la consultante en ressources humaines Elisabeth Eyoup Ekindi.
À travers ces activités, la Mairie de Douala entend faire de la célébration de la Journée internationale de la femme un véritable cadre de réflexion et d’action pour améliorer les conditions de travail et le bien-être des femmes qui contribuent chaque jour au développement de la cité.
