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C’est en faveur de l’atelier de lancement de l’actualisation du plan de gestion de la Pêcherie crevettière industrielle et artisanale et de la cartographie des zones de pêche au Cameroun que la FAO , à travers son Programme FISH4ACP, s’engage avec les parties prenantes( le Gouvernement Camerounais, financiers et techniques) pour la modernisation de la Pêche crevettière dans le pays.

L’atelier s’est tenu à Douala, du 11 au 14 Mars 2024, et a rassemblé des acteurs clés du secteur de la pêche.

Les travaux ont été ouverts le 11 Mars 2024 par le Dr Taïga, Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA), en présence de M. Haboubary Harman Tchiouto, Secrétaire Général auprès des services du Gouverneur de la région du Littoral, M. Alassane Ouattara, représentant de la FAO, et M. Raymond Lataste, représentant de l’Union Européenne (UE).

L’atelier s’inscrit dans le cadre du Programme FISH4ACP, un projet mis en œuvre par la FAO et financé par l’Union Européenne et le Ministère fédéral allemand pour la Coopération économique et du Développement (BMZ) depuis 2021.

Ce programme vise à moderniser la gouvernance de la Pêche crevettière au Cameroun. Selon M. Raymond Lataste, représentant de l’UE : « Nous avons financé ce programme dans le but de moderniser la gouvernance de la pêche crevettière au Cameroun ».

Le programme se concentre sur la durabilité, la gestion des ressources halieutiques et la compétitivité du secteur de la Pêche crevettière, un pilier important de l’économie Camerounaise.

Le représentant de la FAO au Cameroun, M. Lassina Ouattara, a rappelé que les questions de gouvernance dans la pêche nécessitent une politique concertée et coordonnée. Il a souligné que le Cameroun avait, en 2014, élaboré un plan de gestion de la Pêcherie crevettière avec l’appui du programme Nansen, mais son exécution n’a pas permis d’atteindre les résultats escomptés.

En plus , au Cameroun, la Pêche crevettière est une ressource stratégique, mais elle fait face à de nombreux défis : pollution, perte de biodiversité, et conflits d’accès avec d’autres secteurs économiques comme l’exploitation pétrolière et le transport maritime.

« l’atelier de Douala a donc pour objectif d’actualiser ce plan et de l’enrichir par une cartographie des zones de pêche, avec un accent particulier sur la crevette, un produit clé d’exportation du pays pour 5 catégories de cette filière« . A Déclaré le Représentant de la FAO.

Plus loin , M. Lassina Ouattara souligne l’importance de la pêche dans le développement économique du Cameroun, affirmant : « La pêche est une activité millénaire jouant un rôle crucial dans l’économie mondiale. Elle soutient directement plus de 110 millions de personnes et touche près de 500 millions de personnes au total ».

M. Ouattara a également souligné l’importance d’inclure les femmes dans le développement du secteur. Environ 40 % des travailleurs dans la pêche artisanale sont des femmes, mais elles rencontrent des obstacles d’accès aux ressources et au financement. Il a insisté sur la nécessité de promouvoir des politiques favorisant l’égalité des genres et l’intégration des femmes dans la chaîne de valeur de la pêche.

Dans son discours, le Dr Taïga, Ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales, a précisé que le projet FISH4ACP vise à renforcer la productivité et la compétitivité du secteur de la crevette, tout en garantissant sa durabilité environnementale. Plusieurs actions ont déjà été entreprises dans ce sens, comme la révision du cadre juridique des pêches et de l’aquaculture, qui a conduit à la promulgation d’une nouvelle loi en 2024. Par ailleurs, un voyage d’études au Sénégal a permis d’améliorer les pratiques locales, et une enquête socio-économique sur la pêche artisanale crevettière a été réalisée. Des observateurs ont également été embarqués à bord des navires de pêche industrielle pour améliorer la traçabilité des produits, et des machines à glace ont été acquises pour améliorer la qualité des produits de la pêche dans la région du Sud-Ouest.

Le plan de gestion de la Pêcherie crevettière, qui sera actualisé lors de cet atelier, intégrera désormais les pêcheries industrielles et artisanales, tout en ajoutant la cartographie des zones de pêche. Ce plan a pour objectif de renforcer la compétitivité du secteur tout en protégeant les écosystèmes marins et côtiers, et il sera accompagné d’un plan d’investissement pour maximiser les retombées économiques pour les acteurs du secteur.

La Pêche crevettière constitue un secteur clé de l’économie Camerounaise. Elle est source de revenus pour de nombreuses familles et joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire, en particulier dans les zones côtières.

Les femmes, qui représentent une proportion importante des travailleurs dans la pêche artisanale, font face à des obstacles en matière d’accès aux ressources et au financement. Pour le Dr Taïga « Il est donc essentiel de mettre en place des politiques et des pratiques qui favorisent l’inclusion des femmes et l’accès à des opportunités économiques dans ce secteur ».

Pour La FAO également il est importance de mettre en place une bonne gouvernance intégrée des pêches pour atteindre l’Objectif de Développement Durable (ODD) 14 portant sur « la vie aquatique ». Cela nécessite de développer une économie bleue, fondée sur des pratiques durables et inclusives, et de mettre en œuvre des actions visant à protéger les écosystèmes marins et côtiers.

Avec l’appui de la FAO, de l’Union Européenne et du BMZ, et l’engagement du Gouvernement Camerounais, le pays est sur la bonne voie pour moderniser la gestion de la Pêche crevettière.

L’actualisation du plan de gestion de la Pêcherie crevettière et la collaboration entre les parties prenantes devraient contribuer à améliorer la compétitivité du secteur tout en garantissant une gestion durable des ressources halieutiques.

Ce Projet FISH4ACP représente donc une opportunité importante pour le développement d’un secteur de la pêche plus compétitif, durable et inclusif. Les réformes en cours devraient permettre de renforcer l’économie du Cameroun, tout en répondant aux défis environnementaux mondiaux et en soutenant les communautés côtières, y compris les femmes.

Cet atelier de Douala marque une étape déterminante dans la modernisation de la pêche crevettière au Cameroun, avec des retombées attendues sur la gestion des ressources halieutiques, la compétitivité du secteur, le développement durable des communautés locales, et l’actualisation de la cartographie des zones de pêche.

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