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Le lundi 26 octobre 2026, le Palais de la Culture Sawa a accueilli une rencontre inédite entre le maire de la ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine, et plus de 2 000 jeunes venus de différents horizons de la métropole. Placée sous le slogan « Écouter, partager, avancer ensemble », cette initiative a permis de revenir sur six années d’action municipale à la tête de la Communauté urbaine de Douala (CUD), tout en mettant en perspective l’impact des réalisations engagées sur les conditions de vie, les opportunités et les perspectives d’avenir de la jeunesse. Elle a également offert une tribune aux participants pour exprimer leurs préoccupations et formuler leurs attentes en matière de formation, d’emploi, d’entrepreneuriat et d’amélioration du cadre de vie.

Des jeunes formés, d’autres recrutés, des opportunités d’emploi et d’insertion, ainsi que des infrastructures réalisées : six années d’action municipale ont été au cœur des échanges entre le Maire de la Ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine, et les jeunes réunis au Palais de la Culture Sawa.
Au cours de cette rencontre, plusieurs chiffres ont été présentés au titre des initiatives municipales en faveur de la jeunesse :
Plus de 500 jeunes recrutés à la Communauté urbaine de Douala ; Plus de 10 000 bénéficiaires du programme Occupation-Jeunes ; Plus de 500 jeunes formés aux métiers de la ville ; Plus de 2 400 bénéficiaires du Programme Ambassadeurs du Bon Urbain ; Plus de 10 000 stages académiques et scolaires accordés aux élèves et étudiants.

L’un des moments forts de cette rencontre a été marqué par les témoignages de jeunes bénéficiaires, venus partager leurs expériences et saluer les opportunités offertes grâce aux programmes initiés par le maire de la Ville. D’autres participants ont rappelé les actions de solidarité et d’accompagnement déployées par le premier magistrat de la ville en faveur des populations durant la difficile période de la COVID-19.
Les réalisations en matière de voirie urbaine, d’éclairage public, d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie ont également été évoquées et saluées. Entre témoignages, reconnaissance des efforts accomplis et attentes exprimées, cette rencontre a permis de mettre en lumière les actions engagées par le Maire en faveur de la jeunesse et du développement de Douala.

Au-delà de ce tableau reluisant, plusieurs attentes ont été formulées par les jeunes à l’endroit du Maire de la Ville de Douala. Si les initiatives municipales présentées.

Pour AMBASSA MBOUMA Junior, président départemental du Wouri du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), les attentes des jeunes se concentrent essentiellement sur la formation, l’insertion professionnelle et l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales.

« Les jeunes du Département du Wouri, dans la Ville de Douala, aspirent à davantage d’opportunités de formation, d’insertion professionnelle et d’accompagnement à l’entrepreneuriat. Ils souhaitent bénéficier de programmes concrets leur permettant de développer leurs compétences, d’accéder à un emploi décent et de réaliser leurs projets. À travers le Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), nous voulons porter leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics et des partenaires au développement, afin que les jeunes soient davantage associés aux initiatives qui les concernent. Notre ambition est de faire de la jeunesse un véritable acteur du développement local, en lui offrant les moyens de participer pleinement à la vie économique et sociale de notre pays. »

Au cours de cette rencontre avec le Maire de la Ville de Douala, les préoccupations des jeunes ont également porté sur l’accès à la formation, l’insertion professionnelle et l’accompagnement de leurs projets. Pour Junior, membre du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), la jeunesse dispose d’un potentiel qui mérite d’être soutenu par des mesures concrètes.
« En tant que jeune membre du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC), mon principal souhait est de bénéficier de formations adaptées aux réalités du marché de l’emploi, d’un accompagnement concret pour faciliter mon insertion professionnelle et d’un soutien pour développer des projets porteurs. Nous, les jeunes, avons du potentiel, des idées et de l’ambition, mais nous avons besoin d’opportunités, d’encadrement et de moyens pour transformer nos rêves en réalités. Nous attendons des initiatives concrètes qui nous permettront d’acquérir des compétences, de trouver un emploi décent et de devenir des acteurs du développement de notre pays. »

Au-delà des besoins en formation et en insertion professionnelle, Balla Dimitri, de l’Association des Jeunes Amateurs de l’Entrepreneuriat (AJAE), met en évidence les difficultés auxquelles se heurtent les jeunes entrepreneurs, notamment en matière de financement et de pérennisation de leurs activités. Il formule plusieurs propositions à l’endroit de l’exécutif municipal afin de renforcer l’écosystème entrepreneurial local.
« Ça apporte comme impact négatif que très peu d’entreprises vivent plus de 5 ans. Très peu d’entreprises créées par les jeunes vivent plus de 5 ans. Vous avez un taux de disparition d’entreprises qui peut atteindre les 70 %. C’est-à-dire que vous créez… quand vous regardez le nombre d’entreprises qui sont créées aujourd’hui et vous faites l’évaluation 5 ans plus tard, vous pouvez être surpris de constater que plus de 70 % de ces entreprises ont disparu. Alors, il y a plusieurs attentes, comme on a exprimé tout à l’heure. La première attente déjà, c’est de créer, n’est-ce pas, un fonds de garantie pour les jeunes entrepreneurs ou à tout le moins d’inscrire dans son budget une ligne qui pourrait permettre de soutenir les jeunes entrepreneurs, de créer de nouvelles entreprises. Il s’agit aussi de soutenir les jeunes qui sont dans les universités et les centres de formation, qui manquent de moyens pour faire des prototypages ou qui ont besoin de fonds d’amorçage ; cela pourrait déjà substantiellement les aider. D’autres propositions, c’est de créer des espaces de coworking qui vont permettre aux jeunes de ne plus avoir des entreprises “dans les sacs”, mais d’avoir des structures implantées concrètement. Si la municipalité met en place ces espaces de coworking, les jeunes pourront les louer à des taux intéressants. Enfin, quelque chose qui pourrait être attendu de la ville, c’est l’accès à la commande publique. L’exécutif municipal pourrait, par exemple, décider de consacrer 20 ou 30 % des marchés publics légers à des entreprises portées par des jeunes de moins de 35 ans. »

Pour Tabi Beyina Jean M. président fondateur de Green Hope Association (GHA), ce dialogue citoyen entre les jeunes de Douala et le maire de la ville a constitué une occasion importante d’expression pour les différentes catégories de jeunes. Étudiants, chercheurs d’emploi et acteurs du secteur informel ont notamment pu faire entendre leurs difficultés quotidiennes et leurs préoccupations concernant les projets destinés à la jeunesse, portés par la Communauté urbaine de Douala.

« Aujourd’hui, l’événement qui nous rassemble, c’est le dialogue citoyen entre les jeunes de Douala et l’adjoint au maire de la ville, le docteur Roger Mbassa Dine. Il a pris d’abord le temps d’écouter les plaintes des jeunes, à savoir les étudiants, les chercheurs d’emploi et même les jeunes du secteur informel. Ces derniers se plaignaient des aléas qu’ils subissent au quotidien dans l’engrenage du développement citoyen, et beaucoup plus encore des projets jeunes portés par la communauté urbaine de Douala.
Le Maire a, tant bien que mal, rassuré déjà la jeunesse sur le fait qu’il y a beaucoup de programmes et de projets qui sont tenus par la communauté urbaine pour le bien des jeunes, et qui seront gérés par les jeunes eux-mêmes. Il a rassuré la classe dirigeante, les leaders associatifs, les chefs d’entreprise et même les étudiants sur la recevabilité de leurs plaintes, du fait que leurs plaintes ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds et que, dans les jours à venir, il y aura satisfaction tant du côté des jeunes que du côté de la communauté urbaine qui s’occupe de ces jeunes-là. »

Le Délégué de filière en communication, chef de la communauté des étudiants de Dschang résidant à Grace Field et représentant de la communauté estudiantine auprès du syndicat, a également exposé les difficultés auxquelles les étudiants sont confrontés au quotidien. Son intervention met en lumière le poids financier des formations de qualité, les conditions sanitaires dans les milieux de vie estudiantins, les difficultés de déplacement et la nécessité de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.
« La charge financière pour accéder aux formations de qualité est très lourde pour les étudiants. Un dialogue avec le maire a permis d’exposer les réalités quotidiennes, en commençant par les conditions sanitaires, ouvrant la voie à une rencontre prochaine avec les responsables universitaires. L’analyse de la circulation montre que les étudiantes de la moitié nord de la ville (quartiers Nord-Est, PK 14, PK 15 et village Yassa) font face à de grandes difficultés. Un appui de la mairie via le concours de la vouture est sollicité. L’insertion professionnelle, qui demeure une préoccupation essentielle pour l’ensemble des jeunes. »

Pour Haddija Idrissou, Présidente du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) à Douala 4e, cette rencontre constitue une occasion de renforcer les échanges entre la mairie et les organisations de jeunesse. Elle insiste particulièrement sur le manque d’informations relatives aux recrutements et aux possibilités de stages au sein de la mairie, une difficulté qui complique le travail des responsables locaux chargés de relayer les opportunités auprès des jeunes.

« Tout d’abord, nous tenons à saluer et à remercier chaleureusement le maire pour cet échange constructif entre la mairie et le Conseil National de la Jeunesse de Douala 4e. En tant que relais des jeunes dans nos différentes localités, nous constatons un réel manque d’informations et de suivi concernant les recrutements et les opportunités de stages au sein de la mairie. Nous demandons au maire de penser davantage au CNJC, qui est l’organe faîtier représentant les mouvements et organisations de jeunesse. Notre attente principale est la mise en place d’une plateforme de communication régulière pour relayer les offres d’emplois et de stages disponibles dans la ville de Douala 4e. Cela permettra de faciliter grandement le travail des responsables locaux auprès de la jeunesse. »

Face à l’ensemble de ces attentes, le maire de la ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine, a tenu à rassurer les jeunes sur la prise en compte de leurs préoccupations et la mise en œuvre des initiatives destinées à améliorer leurs conditions de vie. Il a notamment souligné l’existence de programmes et de projets portés par la Communauté urbaine de Douala en faveur de la jeunesse, avec la perspective d’une implication directe des jeunes dans leur gestion.

« Le Maire a, tant bien que mal, rassuré déjà la jeunesse sur le fait qu’il y a beaucoup de programmes et de projets qui sont tenus par la communauté urbaine pour le bien des jeunes, et qui seront gérés par les jeunes eux-mêmes. Il a rassuré la classe dirigeante, les leaders associatifs, les chefs d’entreprise et même les étudiants sur la recevabilité de leurs plaintes, du fait que leurs plaintes ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds et que, dans les jours à venir, il y aura satisfaction tant du côté des jeunes que du côté de la communauté urbaine qui s’occupe de ces jeunes-là. »

Ces assurances viennent ainsi clôturer une rencontre marquée par l’expression de nombreuses attentes en matière de formation, d’emploi, d’entrepreneuriat, de mobilité et d’accès à l’information. Pour les jeunes participants, l’enjeu est désormais de voir ces préoccupations déboucher sur des mesures concrètes et des opportunités accessibles, afin que le dialogue citoyen se traduise par des avancées tangibles dans leur quotidien.

Au terme de cette rencontre citoyenne, les jeunes du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) sous la houlette du Président Départemental ont marqué les esprits par la remise symbolique d’un bateau au maire de la Ville de Douala, le Dr Roger Mbassa Ndine. Ce geste, présenté comme un symbole de leur engagement collectif, se voulait porteur du message de toute une jeunesse désireuse de poursuivre le dialogue avec l’exécutif municipal. À travers cette initiative, les représentants du CNJC ont exprimé leur volonté de maintenir une relation de proximité avec le maire et de contribuer aux projets de développement de la capitale économique.

« Monsieur le Maire de la Ville de Douala Dr Roger Mbassa Ndinè, nous, les jeunes, nous sommes avec vous et nous serons toujours avec vous »

Si les chiffres présentés mettent en avant les initiatives municipales déployées au cours des six dernières années, les témoignages recueillis rappellent également les défis auxquels une partie de la jeunesse reste confrontée. Le défi est désormais de traduire les engagements annoncés et les propositions formulées en actions concrètes, mesurables et accessibles aux jeunes de Douala.


Au-delà de l’écoute, cette rencontre ouvre ainsi la voie à une attente majeure : voir les préoccupations formulées par la jeunesse se transformer en opportunités réelles, capables de renforcer son autonomie et sa contribution au développement de la capitale économique.

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