
À l’approche des Journées économiques de l’amitié Afrique-Russie (JECAAR’26), prévues du 25 au 31 octobre 2026 à Moscou, l’Association panafricaine pour l’excellence, l’éducation, le développement et l’amitié entre les peuples (AP2EDA-APH) a fait le point sur les préparatifs. Face à la presse le jeudi 17 septembre 2026, son président exécutif, Nkodo Pierre Claver, est revenu sur les dernières informations relatives à ce triple événement réunissant les forums Africa Business Club, Russie-Afrique et les JECAAR’26.

Placée sous le signe de l’amitié entre les peuples et du renforcement des échanges entre l’Afrique et la Fédération de Russie, cette initiative entend offrir aux acteurs économiques africains un cadre de rencontres, de présentation de projets et de recherche de partenaires. Selon Nkodo Pierre Claver, « les porteurs de projets institutionnels, privés et communaux pourront notamment participer à des rencontres BtoB, des ateliers et différents espaces consacrés aux opportunités d’affaires ».
L’organisation insiste également sur le caractère multidimensionnel du rendez-vous. « Ce sont des événements en un, culturels et économiques »
Ainsi , le Président exécutif, met en avant la possibilité pour les participants de valoriser leurs projets tout en découvrant les dimensions culturelles des relations entre les peuples africains et russes.
La question de la sécurité, susceptible de susciter des interrogations chez les futurs participants en raison du contexte international, a également été abordée. Nkodo Pierre Claver s’est appuyé sur son expérience personnelle d’un séjour de plus d’un mois à Moscou pour livrer son appréciation de la situation dans la capitale russe.
« Les informations que vous voyez sur la Russie en ligne et sur les chaînes de télévision ne sont pas toujours vraies. J’ai été à Moscou pendant plus d’un mois, mais je n’ai pas observé de consignes sécuritaires particulières »
Poursuivant, le Président exécutif a décrit une capitale qu’il dit avoir trouvée « paisible et calme ».
Il a notamment évoqué l’importance du dispositif de surveillance dans la ville : « C’est l’une des villes les plus sécurisées du monde. Il y a énormément de caméras. Tu ne peux pas entrer à Moscou sans être tracé ».
S’il reconnaît l’existence du conflit russo-ukrainien, Nkodo Pierre Claver estime que la perception de la guerre véhiculée à distance ne correspond pas nécessairement à ce qu’il dit avoir observé durant son séjour dans la capitale. « C’est vrai qu’il y a la guerre, mais j’ai trouvé une ville paisible et calme »

Ces appréciations correspondent toutefois à son expérience personnelle et ne constituent pas une évaluation indépendante de la situation sécuritaire.
Pour les PME, l’accent est mis sur la préparation en amont.
Les entreprises intéressées sont invitées à disposer d’un business plan pertinent et à identifier clairement leurs besoins avant d’envisager le déplacement. Les responsables précisent que les participants pourront effectuer le voyage en fonction de leurs objectifs et des opportunités recherchées. Les bureaux de l’association restent ouverts aux PME souhaitant obtenir les informations nécessaires.
L’AP2EDA-APH inscrit par ailleurs cette initiative dans la mémoire d’Abraham Petrovitch Hannibal, figure historique d’origine africaine devenue général de l’Empire russe et ancêtre d’Alexandre Pouchkine. Pour l’association, la valorisation de cette mémoire constitue un levier pour promouvoir une relation fondée sur l’interculturalité et l’amitié entre les peuples africains et russes.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 octobre 2026. Les dossiers des porteurs de projets doivent être déposés auprès de l’association, dont le siège est situé au carrefour Agip, en face de la Direction générale de la SCDP à Douala. Les participants pourront ainsi préparer leurs rencontres et présenter leurs projets dans les différents espaces prévus à Moscou.

À travers ce triple rendez-vous, les organisateurs ambitionnent de rapprocher davantage les milieux économiques, institutionnels et culturels africains et russes, tout en offrant aux entrepreneurs camerounais un cadre pour rechercher des partenariats et défendre directement leurs projets auprès de potentiels interlocuteurs russes.
