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« Il faut le dire sans mettre les gants » Au SISCA 2025, les deux médecines s’assoient à la même table pour bâtir une synergie au service de la Santé au Cameroun.

C’est un tournant historique dans le paysage sanitaire camerounais. Pour la première fois, la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle se retrouvent côte à côte, non pas dans l’opposition ou la rivalité, mais dans la concertation. Cette rencontre inédite a été rendue possible grâce à la 6e édition du Salon International de la Santé au Cameroun (SISCA), qui se tient à l’esplanade de la Marie de l’Arrondissement de Douala 3e, sous la Direction du Dr Ngwet Simon, Promoteur de l’événement.

« C’est une grande première, il faut qu’on le dise sans mettre les gants », a lancé Dr Ngwet Simon, visiblement ému par l’union symbolique des deux médecines. « Voir la médecine conventionnelle s’asseoir sur une même table avec la médecine traditionnelle pour réfléchir ensemble à des solutions de santé, c’est une étape décisive. »
Son ambition qui demeure créer une plateforme de dialogue, de transmission de savoirs et d’actions concrètes pour améliorer l’accès aux soins, en combinant le meilleur des deux systèmes.

La salle de conférence de la Mairie de Douala 3e a accueilli un large panel d’acteurs de la santé : représentants du Programme élargi de Vaccination du Littoral Pev Littoral, Responsables hospitaliers, praticiens de médecine moderne, mais aussi thérapeutes traditionnels. Parmi eux, une figure emblématique : Monseigneur Samuel Kleda, connu pour ses remèdes naturels utilisés pendant la pandémie de Covid-19.

M. Vincent Ngambou, 4e adjoint au Maire et représentant du Maire de Douala 3e, était lui en première ligne pour profiter de cette campagne gratuite. Il a salué l’importance d’une telle initiative, affirmant :

« En plus, plus on est engagé, plus on est actif, mais aussi on a parfois des problèmes de santé. Donc, au rang des problèmes fondamentaux des populations de Douala 3e, il y a des soucis de santé. Et du coup, ce Salon International de la Santé au Cameroun s’inscrit comme une opportunité idoine, une aubaine pour les populations de se faire consulter gratuitement ou d’entrer en contact avec les grands spécialistes et les saints des soins médicaux, qui sont parfois inaccessibles en clinique ou à l’hôpital en raison de leur indisponibilité ou de coûts trop élevés. »

Poursuivant, il a mis en lumière l’importance de la médecine traditionnelle dans ce cadre :

« Le privilège ici, c’est aussi la présence de la pharmacopée traditionnelle, qui explose également dans ce salon, offrant une conférence diversifiée de produits de santé aux grands horizons de la santé préventive à celle qui soigne la maladie. Et donc, nous soutenons cette initiative. Nous disons merci et prions que les médecins qui ont eu cette merveilleuse idée la multiplient chaque mois, chaque fois, pourquoi pas toutes les semaines à Douala. Parce que, nous le savons, il n’y a aucun développement sans santé. La santé est le socle de tout développement économique. »

L’événement intervient dans un contexte favorable : l’État Camerounais a récemment approuvé la création d’une Université de Médecine Traditionnelle, par une décision du Chef de l’État son Excellence Monsieur Paul BIYA,signe d’un changement de regard institutionnel. Une reconnaissance saluée par les participants, convaincus que ces savoirs endogènes ont toute leur place dans la réponse aux défis sanitaires actuels.

Au-delà des consultations gratuites, le SISCA 2025 a proposé des conférences, des ateliers pratiques, et une exposition de produits issus de la pharmacopée africaine. Dr Ngwet insiste :

« Notre organisme possède des capacités d’auto-guérison. Il faut apprendre à écouter notre corps, à prévenir plutôt que guérir. Pendant ces jours Nos débats viseront à transmettre cette connaissance, à valoriser nos ressources locales. »

En rassemblant deux visions longtemps séparées, le SISCA pose les bases d’un nouveau modèle de Santé au Cameroun plus inclusif, plus accessible et plus respectueux des identités culturelles.

Comme l’a résumé Monseigneur Kleda :

« La médecine conventionnelle a sa place, mais les plantes seules peuvent aussi régénérer naturellement les cellules humaines. Les deux approches doivent marcher ensemble. »

C’est ainsi que le 4e Adjoint au Maire de Douala 3e a appelé à la pérennisation de cette initiative : « Pourquoi ne pas multiplier ces rencontres chaque mois, voire chaque semaine ? La santé est le socle de tout développement économique. » a t’il conclut.

Une chose est claire : la santé Camerounaise entre dans une ère nouvelle, où la complémentarité des savoirs devient une force au service de tous , pendant 3 jours vous êtes attendus pour tout découvrir de l’association des deux médecines.

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