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La filière bovine est en pleine mutation dans la région du Littoral, notamment dans les villes d’Édea et de Douala. À travers un ambitieux projet conjoint, ces deux métropoles, ayant respectivement à leur tête le Dr Roger Mbassa Ndine, Maire de la Ville de Douala, et le Dr Emmanuel Albert Nlend, Maire de la Ville d’Édea, entendent structurer durablement la chaîne de valeur Bovine. Les membres du comité de pilotage, réunis en leur deuxième session le jeudi 17 avril 2025 dans la salle de réunion Tokoto à Douala, ont annoncé le lancement officiel des activités dans un délai de deux mois.

Au cœur de ce projet, comme l’a souligné le Dr Nlend Emmanuel Albert, Chef de l’Exécutif Communautaire d’Édea « mise en place d’une embouche, d’un parc à bétail, d’un marché moderne et surtout d’un abattoir industriel aux normes sanitaires et fiscales Internationales ».

Pour , Mr Joya Abega L’objectif à court terme est clair : » dépasser le cap de 1 000 têtes de bovins abattues chaque jour dans la région du Littoral et produire localement, grâce à l’insémination artificielle, 50 000 têtes de bœufs par an« .

Selon l’Interpatronale des Entreprises industrielles et interprofessionnelles de bovins, le Cameroun dépend actuellement à 95 % de l’importation pour son approvisionnement en bétail. « Douala et ses environs consomment près de 1 000 têtes de bœufs par jour, mais cette consommation n’est pas organisée ni sur le plan sanitaire, ni sur le plan fiscal », déplore Mr Joya Abega , Responsable du Guichet Unique du Littoral.

Cette situation justifie l’urgence de la mise en place de structures de production et de transformation modernes, capables de garantir une traçabilité sanitaire des viandes, tout en créant de la valeur localement.

Pour le Dr Emmanuel Albert Nlend, Maire de la Ville d’Édea, ce projet est le fruit d’une coopération historique entre sa commune et celle de Douala. « La convention entre nos deux villes vise à concrétiser des projets communs. Ce projet de structuration de la filière Bovine est le premier jalon. Il reliera les zones de production du Grand Nord aux zones de transformation et de commercialisation du Littoral », explique-t-il.

Des terrains ont déjà été identifiés : environ 60 hectares du côté d’Édea, 45 hectares à la Dibamba, et d’autres espaces que la ville de Douala compte mettre à disposition. L’ambition est claire : « moderniser l’élevage, faciliter la transhumance, et connecter les éleveurs aux marchés urbains« .

Au-delà de la production et de la transformation, le projet entend impacter positivement les populations locales. « Il s’agit de créer des infrastructures modernes, de la formation, mais surtout des emplois pour les jeunes », précise le Dr Nlend. Le projet vise également à rendre la viande de bœuf plus accessible, en qualité comme en prix, tout en réduisant la dépendance du pays vis-à-vis des importations.

La dimension Internationale n’est pas en reste. Des partenariats ont été engagés avec des experts Brésiliens pour assurer l’insémination artificielle de 50 000 têtes de bovins par an, un levier décisif pour faire du Cameroun un producteur de bétail à nouveau compétitif.

Le Dr Roger Mbassa Ndine, Maire de la Ville de Douala, se veut confiant : « Ce projet structurant marque un tournant historique pour nos deux communautés urbaines. Nous avons validé les grandes lignes du chronogramme et pris des dispositions pour que le foncier soit disponible. D’ici juillet, nous lancerons officiellement les premières phases du projet. »

La structuration de la filière Bovine dans le Littoral, portée par les métropoles de Douala et Édea, pourrait bien devenir un modèle à l’échelle Nationale, voire Sous-régionale, dans la Modernisation du secteur agro-pastoral.

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