
Le premier Séminaire Chine-Afrique sur les Droits de l’Homme a été marqué ce 22 août 2025 à Addis-Abeba par l’intervention du Prof James Mouangue Kobila, qui a mis en lumière l’expérience du Cameroun et plaidé pour une valorisation des instruments africains dans la promotion des droits fondamentaux.
À cette occasion, le président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a présenté l’approche nationale de protection des droits humains, inspirée de la doctrine du président chinois Xi Jinping, fondée sur un « Développement centré sur le peuple » et sur l’adaptation aux réalités locales.

Le Prof Mouangue a insisté sur deux priorités jugées essentielles au Cameroun : le droit à l’identité et le droit à l’éducation, qu’il qualifie de « Droits-racines » car ils conditionnent l’exercice de l’ensemble des autres droits humains.
Sur le plan continental, il a appelé à une meilleure prise en compte des instruments africains des droits de l’Homme, longtemps relégués derrière les mécanismes universels. Cette orientation sera renforcée lors de la conférence biennale du Réseau des institutions nationales africaines des Droits de l’Homme (RINADH), prévue à Yaoundé en novembre 2025.
Ce séminaire inaugure une nouvelle étape du dialogue Sino-africain, conciliant universalité des droits et ancrage dans les réalités locales et régionales.
