
Depuis le Lundi 3 Février 2025, la région du Littoral abrite un atelier d’Évaluation Finale du Plan d’Action Régional de Lutte contre la Corruption 2022 pour le Littoral ainsi que l’élaboration du Plan 2025 et le Renforcement des Capacités des Acteurs Régionaux . Cet atelier de Lutte contre la Corruption est un événement qui se poursuivra jusqu’au 5 Février 2025.
Organisé par la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), cet atelier se déroule dans la salle de conférence des services du Gouverneur de la Région, sous la présidence du Secrétaire Général des services du Gouverneur, M. Aboubakary Haman Tchiouto. Ce séminaire a pour objectif principal de renforcer les capacités des acteurs régionaux dans la Lutte contre la Corruption et d’évaluer le Plan d’Action 2022 de la région du Littoral, tout en préparant l’élaboration du Plan d’Action 2025.
L’atelier s’inscrit dans un cadre plus large de redynamisation des efforts pour Lutter contre la Corruption, en ligne avec la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption (SNLCC).

Comme l’a précisé le Rév. Dr Simon-Bolivar Njami Nwandi, représentant du Président de la CONAC, « cet atelier est un moment crucial pour évaluer les actions entreprises, tirer les leçons nécessaires et élaborer des stratégies pour renforcer notre engagement dans la lutte contre ce fléau. » Il a souligné que la lutte contre la corruption doit être un effort collectif, et que l’intégrité et la transparence doivent être au cœur des priorités des responsables régionaux et des citoyens.
Lors de l’ouverture de cet atelier, les responsables de la CONAC ont partagé des statistiques sur la mise en œuvre du Plan d’Action de la Région du Littoral, révélant un taux de réalisation de 30,84% en 2024, bien en deçà de la moyenne nationale.
Ce chiffre met en lumière les défis auxquels la région est confrontée dans la mise en œuvre des actions de Lutte contre la Corruption. Cependant, ce bilan n’est pas sans espoir.
La Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption (SNLCC), validée par le gouvernement et les partenaires économiques et financiers le 8 Février 2011, a pour objectif principal de faire du Cameroun un pays où l’intégrité est la valeur partagée par tous ses citoyens. Après le premier document de 2011-2015 et le second de 2015-2021, un troisième document a été élaboré pour la période 2022-2026, dans le but d’intensifier la lutte contre la corruption dans le pays.

Cet atelier a permis aux acteurs impliqués dans cette lutte de découvrir ce nouveau plan stratégique, dont les dispositions devront être mises en œuvre par toutes les parties prenantes, y compris les Autorités locales et Administratives. Le document a été remis solennellement par le Dr Révérend Simon-Bolivar Njami Nwandi, au représentant du Gouverneur de la région du Littoral, Aboubakary Harman Tchiouto, en présence des administrateurs et des chefs de canton, marquant ainsi un pas supplémentaire dans la mise en œuvre d’une « Gouvernance plus transparente et éthique ».
Le Secrétaire Général des services du Gouverneur de la Région du Littoral a rappelé que la région avait progressé depuis 2012, passant d’un taux de 15,40% à 30,84% en 2021. Il a également insisté sur la nécessité d’accélérer le processus et d’atteindre des résultats plus significatifs d’ici 2025.
Le Gouvernement Camerounais, engagé dans une politique de Lutte implacable contre la Corruption, a fait de ce combat un axe fondamental de son développement socio-économique. Le Dr Rév. Njami Nwandi a rappelé que « la Corruption ne doit pas être une fatalité et que chaque citoyen a la responsabilité de s’impliquer dans ce combat. » Il a souligné l’engagement personnel du Chef de l’État, son Excellence Mr Paul Biya, qui œuvre sans relâche pour assainir la gestion publique et garantir que les ressources allouées aux projets d’infrastructure profitent réellement à la population.
Ainsi donc , la Lutte contre la Corruption, selon le Dr Wilson Abong-Mbang de l’Université de Bertoua, ne doit pas se contenter de mesures répressives. Il a insisté sur le fait que cette lutte devait être menée avec « Amour et Intégrité« , en mettant en avant les valeurs éthiques. Les participants ont été invités à prendre des mesures concrètes dans leur vie quotidienne pour Lutter contre la Corruption, comme le refus des pots-de-vin et la dénonciation systématique des actes de Corruption. Un exemple pratique a été donné pendant l’atelier : « Si vous trouvez de l’argent dans la rue, que devez-vous faire ? Le prendre ou le remettre aux Autorités ? »
D’après des statistiques scientifiques obtenues à l’international, le comportement des personnes face à l’argent trouvé dans la rue peut être un indicateur clé de l’état de l’éthique dans une société. « Si 50% des personnes choisissent de prendre cet argent, cela indique que la société fait face à un « problème d’éthique très important ». Un taux de 35% à 50% de personnes prenant l’argent représente un « problème d’éthique sérieux », tandis qu’un taux de 10% à 35% suggère un « problème d’éthique relatif ». Ces statistiques montrent clairement que la Lutte contre la Corruption doit être abordée avec une approche radicale et éducative, car la tentation est souvent forte.
« Il faut dénoncer tous les actes de corruption, en mettant l’accent sur les faits« , a insisté le Dr Révérend. Pour encourager cette démarche, la CONAC a mis en place une Ligne verte, le numéro 1517, pour permettre à toute personne témoin ou victime de corruption de signaler anonymement les faits.
« Les appels sont gratuits« , a précisé le Dr Révérend Simon-Bolivar Njami Nwandi Révérend, soulignant l’importance de cette initiative pour faciliter l’accès à la dénonciation. Il a encouragé les citoyens à utiliser cette ligne pour combattre plus efficacement la corruption à tous les niveaux de la société.
Cet atelier représente une étape clé dans la stratégie de lutte contre la Corruption, notamment en vue de l’élaboration du Plan d’Action 2025. Selon les autorités présentes, cet atelier ne doit pas seulement servir à faire le bilan, mais aussi à identifier les actions concrètes à mettre en place dans les mois à venir. « Nous devons maximiser nos efforts et nous engager pleinement pour faire de notre région un modèle d’intégrité », a déclaré le Secrétaire Général des services du Gouverneur de la Région du Littoral Mr Aboubakary Harman Tchiouto.

L’atelier de Lutte contre la Corruption dans la région du Littoral a été une occasion de rappeler que la lutte contre ce fléau doit être l’affaire de tous.

Le Rév. Dr Simon-Bolivar Njami Nwandi a insisté sur le fait que « Dire non à la corruption signifie adopter des comportements intègres et responsables au quotidien. » Cet événement, qui se poursuit jusqu’au 5 Février 2025, marque ainsi un tournant dans la Lutte contre la Corruption dans la région, avec des objectifs clairs pour l’avenir et un engagement renouvelé des autorités et des citoyens dans ce combat.
