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Le Mercredi 16 Octobre 2024, lors d’une conférence de presse à Douala, Mme Gabrielle Andela Kelle, vice-présidente de The Okwelians jointe en ligne, a fait une déclaration ambitieuse : « Le manioc seul pourrait générer jusqu’à 600 milliards de FCFA de revenus, voire plus. » .

Cette déclaration marquante a accompagné la présentation d’un rapport diagnostic sur les activités des femmes dans les filières Manioc et Horticoles au Cameroun, en partenariat avec Nkafu Policy Institute et la Fondation Denis & Lenora Foretia.

Face à la Presse Nationale et Internationale,Elle était accompagnée , Mme Medy Carole, Directeur Exécutif de Okwelians et du Dr Kouam pour la présentation de ce rapport

L’étude, qui a porté sur 104 femmes dans la filière manioc et 27 dans l’horticulture, révèle des obstacles structurels majeurs.

Plus de 64 % des femmes travaillant dans la filière manioc sont confrontées à des problèmes d’enclavement des routes, tandis que 61 % n’ont pas accès aux services financiers. Néanmoins, les résultats économiques de certaines Agripreneuses sont prometteurs, avec un chiffre d’affaires moyen de 1 870 000 FCFA par femme.

« Ce rapport offre aux décideurs des données précieuses, permettant de formuler des recommandations éclairées pour maximiser le potentiel agricole du Cameroun », a déclaré Mme Gabrielle Andela Kelle.

Selon elle, le Manioc pourrait devenir un moteur de croissance économique si les investissements et l’accompagnement sont à la hauteur.

Cependant, le rapport met également en lumière les défis auxquels font face les femmes dans ces secteurs.

Le manque d’accès à la terre (seules 50,6 % y accèdent sans obstacles), les difficultés d’obtention de financements (seulement 2,3 % des femmes disposent d’un compte bancaire), et une faible sensibilisation aux réformes agricoles (50,6 % ne sont pas informées des initiatives de l’État) sont des freins majeurs au développement de ces filières.

Près de 33 % des femmes rencontrent des problèmes de mobilité, souvent liés à l’âge ou à des infrastructures de transport insuffisantes.

De plus, 14 des 27 femmes interrogées n’ont pas accès aux services financiers, limitant ainsi leur capacité à étendre leurs activités.

Mme Medy Carole, Directeur Exécutif , l’une des responsables de The Okwelians, a souligné l’importance de mettre en avant les produits locaux et de standardiser les normes autour du manioc. « Le made in Cameroon n’a pas encore la place qu’il mérite sur les marchés », a-t-elle affirmé, insistant sur la nécessité de promouvoir les produits agricoles locaux pour dynamiser l’économie camerounaise.

Elle a également souligné l’importance d’une approche inclusive pour soutenir les Agripreneuses : « Il est essentiel de renforcer l’accès à l’information et de fournir des formations adaptées afin que les femmes puissent maximiser leur potentiel dans ces filières. »

Mme Ewodo Marie, Présidente d’une Association des Cultivatrices du Manioc dans la Lekie, décrit l’évolution de la filière manioc comme étant progressive (« Impe Impe »).

Elle souligne que pour l’avenir, il est essentiel de capitaliser sur les acquis, de renforcer le suivi et de promouvoir la sensibilisation, notamment face aux nombreuses difficultés rencontrées au quotidien dans la culture du manioc.

Parmi ces défis, elle mentionne les problèmes liés au sol, l’accès restreint à la terre, et les distances parfois importantes pour se rendre dans les champs.

Elle évoque également les difficultés liées à l’énergie, au manque de semences, tout en précisant que leur organisation, sous forme de GIC (Groupement d’Intérêt Commun), leur permet de mieux faire face à ces défis.
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Le Rapport appelle à une collaboration accrue entre le secteur public, le secteur privé et les partenaires internationaux pour transformer ces chaînes de valeur agricoles en moteurs de développement durable.

Mme Gabrielle Andela Kelle a conclu en rappelant que le manioc et l’horticulture représentent des opportunités économiques considérables pour le Cameroun.

Mais pour que ces secteurs prospèrent, un soutien continu est indispensable.

Ainsi selon Mme Medy Carole, Directeur Exécutif, cette Révolution Agricole passera par  » L’appel à la transformation des filières manioc et horticole , qui ne devrait pas simplement être un rêve, mais plutôt une ambitieux. »

Avec des ressources adéquates et un engagement National, le Cameroun pourrait exploiter pleinement le potentiel de ces filières, apportant ainsi une nouvelle dynamique à son économie.

En rappel sur THE OKWELIANS:

Fondé en février 2020, The Okwelians est un Think Do Tank qui réunit une Communauté dynamique de près de 800 personnes, dont 180 membres actifs et sympathisants.

Composée de Camerounais et Camerounaises répartis sur quatre continents, cette organisation a pour objectif de promouvoir une culture d’innovation sociale au Cameroun.

The Okwelians œuvre activement pour favoriser des initiatives de développement durable, de Gouvernance inclusive et de progrès économique, tout en plaçant l’accent sur la transformation sociale et la création de valeur au sein de la Société Camerounaise.

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