
À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs, la Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO), sous l’égide de son Président Alphonse Ayissi Abena, a organisé une conférence-débat le lundi 16 mars 2026 dans la salle de conférence d’un hôtel à Bali.
Placée sous le signe de l’échange et de la transparence, cette rencontre a réuni partenaires, invités et experts, avec la participation de Dr Edimo Mongory, Représentant du Délégué régional de l’ANOR.

Les échanges ont porté sur des thématiques essentielles en lien avec le quotidien des Camerounais. Sur le plan économique, la question du pouvoir d’achat a été largement débattue, interrogeant la capacité réelle du consommateur à influencer le marché dans un contexte marqué par la hausse des prix.
En matière de normes et de qualité, les participants ont mis en lumière le rôle crucial de l’ANOR dans la régulation des produits mis à la consommation.
La question de la normalisation, notamment en ce qui concerne le conditionnement et l’étiquetage, a été au cœur des discussions.
Les aspects liés à la santé et à la nutrition ont également été abordés, avec des conseils pratiques pour une alimentation équilibrée.

Intervenant au cours des travaux, Dr Edimo Mongory a insisté sur la nécessité pour le Cameroun de s’inscrire dans une dynamique d’industrialisation à travers la substitution aux importations. « On parle aujourd’hui de l’import-substitution, qui est une voie pouvant permettre des insertions dans les chaînes de valeur et générer suffisamment d’emplois pour les jeunes localement », a-t-il expliqué.
Poursuivant son analyse, l’économiste a souligné le rôle déterminant des normes dans un contexte d’ouverture des marchés : « Les normes sont devenues une conditionnalité infranchissable. Avec la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale, nos produits ne pourront accéder aux marchés qu’en respectant ces exigences ».
Dans une interview, le président de la FOCACO, Alphonse Ayissi Abena, a lancé un appel fort à la responsabilité individuelle des consommateurs face aux dérives observées sur le marché.
« Face aux irrégularités constatées, le consommateur est son propre premier gendarme et doit exercer sa légitime défense lorsqu’il est confronté à un produit périmé ou dangereux en exigeant son retrait immédiat des rayons. Si les brigades des ministères du Commerce, de la Santé ou de l’Industrie ont une mission régalienne de répression, le fléau de la corruption et la recherche du gain poussent certains agents ou gérants à fermer les yeux sur la contrefaçon, notamment celle des liqueurs, mettant ainsi gravement en danger la santé des citoyens. Entre les risques d’intoxication alimentaire, de coma ou de mort, il est impératif de revenir à une rectitude morale et à un éveil de conscience, car on ne peut pas mettre un gendarme derrière tout le monde pour assurer la protection de nos droits », a-t-il déclaré.

Au terme de cette conférence-débat, les participants sont repartis mieux informés et sensibilisés. Pour Pawa Ketcha, cette rencontre a été particulièrement enrichissante : « Ce que je retiens, c’est que pour consommer un produit, il est nécessaire de lire correctement l’étiquette afin d’en connaître les ingrédients, les allergènes et le mode d’emploi, pour éviter toute intoxication ».

les parchemins , ont été remis à la fin de la formation.
Ainsi , la FOCACO réaffirme son engagement à défendre les intérêts des consommateurs camerounais, tout en promouvant la qualité des produits et le respect des normes, dans un environnement économique en constante évolution.
