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La 15e édition de la Journée Internationale des Veuves a été célébrée ce lundi 23 juin 2025 à Douala 5e avec émotion et engagement. L’Association des Veuves de Douala 5e (AVED5), en présence de leur parrain, le philanthrope SM Gustave Ebanda, a organisé une causerie éducative axée sur les droits, l’autonomisation et le rôle citoyen des veuves.

Dans le cadre de la 15e Journée Internationale des Veuves, célébrée à travers le monde ce lundi 23 juin 2025, le Cameroun n’est pas resté en marge. À Douala 5e, l’Association des Veuves (AVED5), dirigée par Mme NGEN Yvonne, par ailleurs Chef du quartier Cité SIC, a donné une dimension particulière à cette célébration.

Le thème retenu cette année « Amplifier la voix des veuves en faveur de la paix et du développement : une responsabilité pour les familles et les communautés » a servi de socle à une causerie éducative organisée à l’esplanade du siège de l’AVED5, couplée à une remise de dons offerts par leur fidèle parrain, SM Gustave Ebanda, Chef du village Ngombé, affectueusement appelé « le mignon, le seul qui leur reste. »

L’événement a mobilisé plus de 200 veuves, venues de divers coins de la ville, et a connu la participation d’un parterre d’autorités : le Délégué régional du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille au Cameroun( Minproff)/Littoral Mme Ekoh Gisèle Caroline.
, le Délégué d’Arrondissement de Douala 5e, des responsables du Minproff ainsi que le représentant du Sous-préfet de Douala 5e Marie Ange Ondoa.

La rencontre a été structurée autour de trois thématiques majeures :

L’autonomisation financière : Les veuves ont été sensibilisées sur les moyens de générer des revenus malgré la perte de leur conjoint. Des formations déjà organisées par le Minproff (en fabrication de savon, détergents, etc.) ont été rappelées.
« C’est la communauté qui est le premier tortionnaire de ces veuves. Elles doivent se former pour ne plus dépendre de leur entourage, » a déclaré la représentante du Sous-préfet, Mme Marie Ange Ondoa.

La vulgarisation des droits : Beaucoup ignorent les protections juridiques auxquelles elles ont droit.
« Ces veuves ne savent même pas qu’elles ont des droits. Nous sommes là pour vulgariser le guide juridique d’accompagnement, arrondissement par arrondissement, association par association, » a souligné Mme Ekoh Gisèle Caroline, Déléguée régionale du Minproff.

L’implication pour la paix et le développement : Les participantes ont été encouragées à s’exprimer et à s’impliquer dans la société.
« Vous parlez déjà, mais il faut amplifier. On va vous écouter encore plus, » a lancé le représentant de l’État à cette cérémonie.

La parole a été donnée aux veuves, qui ont partagé avec émotion les injustices qu’elles subissent encore.
« Je suis veuve depuis deux ans. Ma belle-famille m’a chassée de la maison et m’interdit même de me recueillir sur la tombe de mon mari, » a raconté l’une d’elles.


« Mes enfants et moi avons été jetés à la rue. Je n’ai plus rien. Mon fils ne peut même pas se marier car il n’a pas de situation, » a confié une autre.

Des récits qui illustrent les défis criants auxquels ces femmes font face : spoliation, exclusion, pauvreté, violences… Face à cela, les autorités ont exhorté les veuves à participer activement aux activités de sensibilisation :
« L’État est conscient. Mais il faut que vous veniez à nous. Nous vous tendons la main, » a insisté Mme Marie Ange Ondoa.

Figure centrale de cette journée, SM Gustave Ebanda, philanthrope engagé, n’a pas dérogé à son rôle de parrain dévoué.
« Vous n’êtes pas seules. Vous ne le serez jamais. Nous formons une famille, et une famille ne se sépare pas, » a-t-il affirmé, entouré de ses “Mboumbo”, comme il les appelle affectueusement.

Les veuves ont unanimement salué son implication constante :
« Le 8 mars, il pense à nous. Le 23 juin, même s’il est en Europe, il n’oublie jamais les veuves, » a témoigné Veuve Esther, secrétaire de l’AVED5.
Veuve Tchoffo Alice a ajouté : « Il nous soutient depuis toujours. Que Dieu le bénisse pour tout ce qu’il fait pour nous. »

Profitant du contexte électoral, SM Gustave Ebanda a également mobilisé ses “Mboumbo” à s’impliquer :
« J’espère que vous êtes toutes inscrites sur les listes électorales. Vous êtes les fers de lance de Douala 5e. Que chacune de vous aille inscrire au moins cinq personnes. La bataille arrive, et vous devez faire entendre votre voix pour la Paix au Cameroun. »

Au-delà des discours, cette journée a été un moment fort de prise de conscience collective, de reconnaissance des souffrances vécues et de renforcement du lien social. Les veuves de Douala 5e repartent plus conscientes de leurs droits, plus solidaires entre elles et surtout soutenues par des partenaires de poids comme SM Gustave Ebanda, dont l’engagement ne faiblit pas.

« Amplifier la voix des veuves », c’est aussi leur redonner une place de choix dans la société.

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