
Réunis le 31 mars 2026 à Douala, dans la salle de conférence André Siaka du GECAM , les membres de l’Ordre National des Conseils Fiscaux du Cameroun (ONCFC) ont tenu leur Assemblée générale ordinaire, dont les travaux ont été ouverts par le représentant du Ministre des Finances, le Directeur général des Impôts, Mr.Roger Athanase Meyong, en présence du top management de l’Ordre, au rang desquels le Président de l’Assemblée générale, Mr. Félix de Valois Koa, la Présidente de l’Ordre, Mme Laure Kenmogne Djoumessi , M. Théodore NTANTANG AKINGE , Premier Vice-Président, M. Joseph YOUSSOU Deuxième Vice-Président, M. Paco Grégory BAHANAG Secrétaire Général, M. Nguy Blaise FEINDJOM Secrétaire Général Adjoint, Mme Reine Flore NGOUNOU NGA Epse TAMO Trésorière Générale,Mme Nadine EKOTTO NDAME Epse BOMSITI Trésorière Générale Adjointe …

Les échanges de cette Assemblée ont permis d’examiner les enjeux majeurs de la profession dans un contexte de réformes fiscales, tout en mettant en lumière le rôle stratégique des conseils fiscaux dans le renforcement du civisme fiscal et de la conformité.
Dans un environnement marqué par les réformes du système fiscal camerounais et les exigences croissantes de mobilisation des recettes publiques, les conseils fiscaux occupent une place de plus en plus centrale. La profession est encadrée par la Loi N°99/009 du 16 juillet 1999, premier texte législatif régissant l’activité au Cameroun, issue des orientations de l’Acte N°30/84-UDEAC-398 du 19 décembre 1984 relatif au statut de la profession dans l’espace UDEAC devenu CEMAC.
L’organisation de la profession remonte à 1994, avec une série d’initiatives structurantes : le 27 juin 1994, une consultation des conseils fiscaux agréés de l’UDEAC a été lancée en vue de la création d’une association professionnelle ; puis le 05 janvier 1998, à la suite d’échanges avec l’administration fiscale, un projet de loi a été introduit, ayant conduit à l’adoption de la loi de 1999. Depuis lors, plusieurs textes sont venus consolider le cadre juridique, notamment le règlement N°013/09-UEAC-051-CM-20 du 11 décembre 2009, la loi N°2011/010 du 06 mai 2011 fixant l’organisation et les modalités d’exercice, ainsi que l’arrêté N°000429/MINFI du 15 octobre 2014 portant ouverture d’un concours d’admission en stage.
Dans ce cadre, le rôle des conseils fiscaux ne se limite plus à l’assistance technique : ils participent activement à la sécurisation des déclarations fiscales, à l’accompagnement des entreprises et à l’amélioration du climat des affaires.
L’Ordre National des Conseils Fiscaux du Cameroun s’inscrit ainsi dans une dynamique de structuration, de régulation de la profession et de lutte contre l’exercice illégal, tout en renforçant sa collaboration avec l’administration fiscale pour une meilleure gouvernance fiscale.
Cette Assemblée générale ordinaire vient donc s’inscrire dans la continuité des efforts engagés pour renforcer la profession, améliorer sa gouvernance interne et consolider son rôle d’intermédiaire de confiance entre l’administration fiscale et les contribuables, dans un contexte où les enjeux de transparence, de conformité et d’efficacité fiscale sont de plus en plus déterminants.

Dans son allocution d’ouverture, le Président de l’Assemblée générale, Mr Félix de Valois Koa, a salué les avancées introduites par la Loi de finances 2026. « Ces dispositions vont redynamiser l’activité du conseil fiscal au Cameroun », a-t-il affirmé, évoquant également « l’amélioration du climat des affaires ».
Représentant le Ministre des Finances Mr Louis Paul MOTAZE, le Directeur général des Impôts, Mr Roger Athanase Meyong, a insisté sur la nécessité d’un partenariat renforcé. Il a par ailleurs mis en lumière les enjeux liés à l’élargissement de l’assiette fiscale, dans un contexte où les recettes pétrolières sont en baisse : « L’impôt doit devenir le pilier central de nos finances publiques », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective pour renforcer la souveraineté fiscale du pays. Il a également souligné que l’une des innovations majeures de la loi de finances 2026 concerne la mission de revue fiscale désormais confiée aux conseils fiscaux pour certaines entreprises, une évolution qualifiée d’historique, qui renforce leur rôle dans la sécurisation juridique des déclarations fiscales et la qualité des recettes de l’État.

L’ambiance des travaux a été saluée pour sa rigueur. Un intervenant a relevé « la discipline » et « le sérieux » des participants, comparant l’organisation à « une véritable armée de conseils fiscaux », avec des échanges « précis et concis » ayant permis d’épuiser l’ordre du jour.
Sur le plan technique, l’assemblée a examiné les piliers de gouvernance de l’Ordre. Le rapport d’activité a mis en avant « une évolution exponentielle », tandis que le rapport financier et l’audit externe ont permis de garantir la transparence. Les membres ont ainsi « donné quitus » à l’équipe dirigeante et validé « les comptes de l’exercice 2025 ».
Les orientations stratégiques ont également été définies pour 2026, réaffirmant « le rôle de la profession comme pilier du civisme fiscal et partenaire privilégié de l’administration ».
Dans cette dynamique, la Présidente de l’Ordre, Mme Laure Kenmogne Djoumessi, a livré une déclaration complète :
« L’Assemblée Générale de l’Ordre National des Conseils Fiscaux du Cameroun (ONCF) a souligné que les professionnels ont pleinement intégré les responsabilités portées par l’article 593 du Code Général des Impôts. Se positionnant comme l’épicentre du civisme fiscal, l’Ordre a défini ses orientations majeures pour l’exercice 2026. Cette feuille de route s’articule autour de la rigueur déontologique, de la formation des stagiaires et de la lutte contre l’exercice illégal. »
Elle a enfin précise que l’Ordre se positionne comme « l’épicentre du civisme fiscal ».
Les participants ont également rappelé le rôle central du conseil fiscal : « Dans un État de Droit, le Conseil Fiscal est indispensable à l’Administration Fiscale, à la Justice et au contribuable », étant à la fois « conseil et défenseur de son client ». Il est appelé à « assister, conseiller, auditer, représenter, rédiger, postuler et plaider » devant les juridictions compétentes.

Les textes encadrant la profession ont également été rappelés, notamment l’exclusivité d’exercice consacrée par la Loi N°2011/010 du 06 mai 2011, qui réserve les prestations fiscales aux Conseils Fiscaux agréés CEMAC. L’exercice illégal est ainsi passible de sanctions pénales et civiles, l’agrément CEMAC constituant une condition obligatoire pour exercer.
Enfin, le Directeur général des Impôts a appelé à l’exemplarité : « Chaque conseil fiscal doit souscrire à sa déclaration », tout en réaffirmant l’engagement de l’État : « Nous ne ménagerons aucun effort pour accompagner votre corporation ». Il a également souligné que les conseils fiscaux sont «les sentinelles infaillibles de la conformité ».

Au cours des échanges, la plateforme digitale de l’Ordre a été présentée aux participants, mettant en lumière les efforts de modernisation et de digitalisation engagés par l’institution , https://www.oncfc.cm pour visiter le site.

Pour plus d’informations, les activités de l’Ordre sont disponibles sur ONCFC Cameroun.
