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Le Maire de la Ville, Dr Roger Mbassa Ndine, entouré de ses proches collaborateurs en charge des voiries et de l’assainissement, a animé ce jeudi 4 septembre 2025, une conférence de presse dans la Salle des Actes Rudolph Tokoto à l’Hôtel de Ville de Bonanjo. Objectif : présenter le Plan d’Urgence 2025 pour la réhabilitation des voiries et l’amélioration du cadre de vie dans la capitale économique.

Face aux journalistes, le Maire a tenu à rassurer sur la stratégie mise en place :

« Nous disposons d’un plan d’action pour la saison des pluies, d’un plan de sortie de saison et, compte tenu de l’ampleur des dégradations, d’un plan d’urgence. Je crois qu’avec cela, chacun pourra aborder la rentrée de manière moins pénible que ce que l’on pouvait encore craindre il y a quelques semaines. »

Depuis son accession à la tête de la Communauté urbaine de Douala (CUD), l’Éxécutif Communal s’est fixé pour objectif de rendre la Ville plus fluide, propre et agréable à vivre. Cette vision, portée par Dr Mbassa Ndine, se traduit par des investissements massifs dans les voiries et les réseaux d’assainissement, malgré les contraintes budgétaires et la pression démographique croissante.

Le constat est clair : le réseau routier de Douala est vétuste et sous-dimensionné face à l’augmentation du trafic. Mais l’équipe de la CUD, conduite par son directeur des grands travaux, M. Tchangang, affirme avancer pas à pas.

« Avec un réseau routier vieillissant, réajuster les infrastructures de la ville n’est pas chose facile, mais avec la détermination nous y arriverons », a déclaré le Directeur des grands travaux Mr Tchangang.

À ce jour, un bon nombre de km de routes ont déjà été réhabilités, notamment à la route Bonangang, Bonabassem, Sandaga et dans d’autres quartiers stratégiques ect. Cependant, la jonction entre routes pavées et goudronnées reste un défi. Le Maire a rassuré : « Des dispositions seront prises pour régler cela. »

Les pavés de plus en plus préféré au goudron : le Maire a expliqué que le choix des pavés comme matériau pour l’aménagement urbain repose sur plusieurs considérations stratégiques. Certes, leur coût initial est plus élevé que celui du bitume, mais ils offrent une durabilité nettement supérieure, réduisant ainsi les dépenses d’entretien à long terme. Les pavés présentent également l’avantage d’être plus sûrs, car ils favorisent une meilleure adhérence des véhicules, même en saison pluvieuse, limitant ainsi les risques d’accident. De plus, ils s’adaptent plus facilement aux contraintes du terrain et aux travaux de maintenance, puisqu’il est possible de les retirer et de les replacer sans dégrader l’ensemble de la chaussée. Pour toutes ces raisons, le maire estime que ce choix, bien que plus coûteux au départ, constitue une solution plus durable, plus pratique et plus avantageuse pour la collectivité.

Interpellé sur la durabilité des ouvrages, il a répliqué :

« Une maison bien construite peut vieillir et se dégrader, nos routes aussi. Mais la Régie des Routes et Constructions (2RC) est là pour assurer leur entretien et leur réhabilitation. »

Le Plan d’Urgence 2025 que la CUD a présenté prévoit:

Le traitement de 10 000 m² de nids-de-poule sur un total de 26 504 m² recensés ;

L’aménagement de 10 km de routes pavées dans les zones enclavées ;

Le rechargement et reprofilage de 90 km de routes en terre sur 4 300 km existants ;

La construction et la réhabilitation d’ouvrages de franchissement (dalots, soutènements) dans plusieurs quartiers, dont Akwa, Makepe, Bonamoussadi et Kotto ;

La matérialisation du marquage routier et l’entretien des feux tricolores ;

L’entretien de l’éclairage public, avec 8 900 points lumineux fonctionnels sur les 90 000 recensés.

Douala, métropole en pleine expansion, génère quotidiennement plus de 1 500 tonnes de déchets, un volume qui exerce une forte pression sur le système de gestion urbaine. Pour répondre à ce défi environnemental et sanitaire, la mise en service de la nouvelle décharge de Ngombé, dans l’Arrondissement de Douala 3e, apparaît comme une solution stratégique. Cette infrastructure moderne devrait non seulement améliorer la collecte, mais aussi optimiser le traitement des ordures, contribuant ainsi à assainir la ville et à offrir un cadre de vie plus sain aux habitants.

« Assainir la Ville de Douala est une priorité, et cela demande de gros investissements : construction de décharges, travaux de curage et gestion des ordures », a précisé le Maire.

Cependant, il a aussi insisté sur le rôle des populations :

« Nous avons mis à disposition des sacs à ordures à prix réduit. Les habitants doivent éviter de jeter leurs déchets au sol et les déposer dans les bacs de Hysacam. »

Parmi les propositions issues de la société civile figure même l’idée innovante d’une “Politique commerciale des ordures”, où la CUD rachèterait certains déchets aux populations pour encourager le recyclage.

Le Maire Dr Roger Mbassa Ndine a rappelé que ce plan vise à répondre aux urgences liées aux intempéries, aux négligences urbaines et à la croissance démographique.

La CUD se veut pragmatique : avancer progressivement, mobiliser les ressources disponibles et travailler en partenariat avec les institutions techniques et les partenaires extérieurs.

Ce Plan d’Urgence 2025 s’inscrit dans une campagne plus large de modernisation de Douala, où la mobilité, la sécurité et la salubrité sont au cœur de l’action Municipale.

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