
Du 24 au 27 juin 2025, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun, devient l’épicentre des réflexions juridiques africaines sur les ressources naturelles. C’est dans cette métropole portuaire que se tiendra la nouvelle édition du Forum africain du droit des ressources naturelles (FADRN), organisé par l’Institut des Matières Premières (IMP), avec un accent particulier cette année sur le secteur des hydrocarbures.
Ce forum de haut niveau vise à renforcer les capacités juridiques, techniques et stratégiques des acteurs impliqués dans l’exploitation et la régulation des ressources naturelles. Il s’agit d’un lieu d’échange, de réseautage, de partage d’expériences, mais aussi d’apprentissage autour des aspects juridiques liés aux industries extractives : pétrole, gaz, mines, et ressources agricoles.
Les pays africains, bien que riches en ressources naturelles, peinent souvent à en tirer pleinement profit. Cela est dû, en partie, à une maîtrise insuffisante des instruments juridiques, notamment les contrats miniers, pétroliers et gaziers, qui régissent l’exploitation de ces richesses.

Au Cameroun, par exemple, plus de sept conventions minières ont été signées depuis les réformes du secteur, mais la mise en exploitation effective des gisements reste marginale. Des situations similaires sont observées en République Démocratique du Congo (RDC), où le « Contrat du siècle » signé avec un groupement chinois peine à produire les effets escomptés.
Le forum mettra en lumière les différentes formes de contrats extractifs convention, licence, concession ainsi que leurs implications juridiques, économiques et sociales. En Afrique, la pratique contractuelle varie largement, avec certains pays comme l’Afrique du Sud ou des provinces canadiennes optant pour des approches réglementaires sans contrats formels, contrairement à d’autres qui privilégient des partenariats contractuels entre États et entreprises.
Au terme de ce rendez-vous continental, les participants devront ressortir avec :
- Une meilleure compréhension des enjeux liés à la négociation des contrats extractifs ;
- Une maîtrise renforcée des typologies de contrats miniers et pétroliers ;
- Des compétences avancées en négociation, élaboration et validation de projets extractifs ;
- Une connaissance approfondie des cadres normatifs et des mécanismes de résolution des différends dans le secteur.
Ces sessions seront structurées autour d’exposés participatifs, d’ateliers pratiques, de témoignages, de projections vidéo, et de travaux dirigés. Cette approche pédagogique tiendra compte de l’âge, de l’expérience et du niveau de formation des participants.
Sont attendus : juristes, avocats, magistrats, notaires, huissiers, responsables d’entreprise, acteurs publics et étudiants en droit. Parmi les thématiques abordées :
- Description des industries extractives ;
- Intérêt et fonction des contrats dans les industries extractives ;
- Modalités d’obtention d’un contrat extractif ;
- Typologie des contrats extractifs ;
- Mécanismes de production et de gestion des contrats ;
- Exécution des contrats et règlement des différends ;
- Contribution des contrats extractifs au développement des pays africains.
Organisateur du forum, l’Institut des Matières Premières (IMP) est une entreprise spécialisée dans la formation, le conseil et la recherche appliquée dans les secteurs des ressources naturelles. Elle ambitionne de former des experts capables de transformer les ressources naturelles africaines en leviers de développement durable, en misant sur des compétences techniques de pointe et des pratiques juridiques rigoureuses.

Ce forum représente une opportunité stratégique pour les pays africains de repenser leur rapport aux ressources naturelles à travers une meilleure gouvernance contractuelle. Douala se place ainsi, l’espace de quelques jours, au centre de la redéfinition des règles du jeu extractif sur le continent.
