
Le Pr Paul Tchawa, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), a officiellement lancé le Lundi 29 Juillet 2024 à Douala la deuxième phase du projet « Une initiative pour la biodiversité et le développement durable»
(Biodev2030) Cameroun .
Cet atelier, qui se tient les 29 et 30 juillet 2024 à l’hôtel la Falaise Bonanjo, marque une étape cruciale dans les efforts du Cameroun pour préserver sa biodiversité tout en favorisant un développement durable effectif.
À ses côtés, Mme Eloudou Joséphine Thérèse, Conseillère Technique Numéro 1 auprès du (MINEPDED), et Alain Bernard Ononino, Directeur Général du Fonds mondial pour la nature (WWF) Cameroun et le Premier Adjoint au Maire de l’Arrondissement de Douala 1 er , Représentant Mr le Maire Lengue Malapa, tous ont souligné « l’importance de ce projet pour la préservation de la biodiversité.»
Le projet Biodev2030, lancé initialement en 2020, vise à promouvoir un dialogue multipartite basé sur la science, mobilisant tous les acteurs – États, secteur privé, organisations de la société civile, peuples autochtones et communautés locales – autour de la gestion durable de la biodiversité.
Financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le (WWF), le projet se concentre sur l’adoption de pratiques productives respectueuses de la biodiversité, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et des infrastructures, identifiés comme les principaux moteurs de dégradation de la biodiversité.

Le Pr Paul Tchawa, SG/MINEPDED a rappelé les enjeux critiques de la biodiversité, citant des chiffres alarmants « On dénombre quasiment une perte qui avoisine 69% des espèces au niveau du bassin du Congo. Cela représente plus de 30% de la moitié des espèces qui ont disparu. C’est une chose qui nous préoccupe tous au premier degré.»
Au regard de ces chiffres alarmant , si rien n’est fait le pourcentage de dégradation de notre biodiversité ira de mieux en augmentation.
C’est fort de ce Constat, que le SG/MINEPDED souligné que «la préservation de la biodiversité est un défi global nécessitant une action concertée à tous les niveaux.»

Le Directeur Général du WWF Cameroun, Alain Bernard Ononino, dresse un bilan de la phase 1er « Biodev2030 phase 1 a été une phase expérimentale et diagnostique, au cours de laquelle des études ont été menées pour identifier les véritables pressions sur la biodiversité. L’étude a révélé que l’agriculture et les infrastructures sont les secteurs clés à cibler avec plus de méthode.»

Par la suite , Mme Eloudou Joséphine Thérèse, Conseillère Technique Numéro 1 auprès du (MINEPDED) précise que « la deuxième phase du projet qui vient d’être lancé (2023-2026) vise à consolider les acquis de la première phase et à contribuer à la mise en œuvre du Cadre de Kunming-Montréal grâce à l’adoption de pratiques productives respectueuses de la biodiversité. »
Les objectifs spécifiques incluent la révision des politiques publiques sectorielles, l’accompagnement des acteurs locaux dans la définition des changements de pratiques nécessaires, et le développement des capacités en matière d’intégration et de financement des projets biodiversité.

La phase 2 de Biodev2030 intègre 15 pays à travers le monde, notamment le Sénégal, le Cameroun, le Bénin, l’Ethiopie, le Kenya, le Gabon, le Congo,le Vietnam, Figi, Madagascar, Mozambique, Tunisie , Uganda , Guinée , Burkina Faso.
L’atelier regroupe environ 56 participants issus de divers secteurs, incluant les ministères sectoriels, les organisations de la société civile, et les acteurs du secteur privé.

Les discussions porteront sur les résultats de la phase 1, les objectifs de la phase 2, et la sélection d’un paysage pilote pour la mise en œuvre du projet.
Les participants partageront également leurs avis sur le processus de révision du NBSAP II au Cameroun et sur les actions nécessaires pour réformer les instruments de politiques publiques sectorielles.

Le projet Biodev2030 ambitionne de contribuer, par une approche multi-acteurs, à des engagements sectoriels ambitieux pour enrayer et inverser le déclin de la biodiversité d’ici 2030 et restaurer la biodiversité d’ici 2050.
La deuxième phase du projet Biodev2030 représente une étape cruciale dans la lutte pour la préservation de la biodiversité au Cameroun.
Pour le DG WWF , Alain Bernard Ononino « Grâce à l’engagement des divers acteurs réunis à Douala ces deux jours, ce projet ambitionne de promouvoir des pratiques de développement durable qui respecteront et préserveront les richesses naturelles du pays.»

L’implication du (MINEPDED), du (WWF), de (l’UICN), et de nombreux autres partenaires est essentielle pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par le cadre de Kunming-Montréal.

En réunissant les forces et les expertises, le Cameroun peut espérer freiner le déclin de la biodiversité et construire un avenir où le développement économique et la conservation de l’environnement coexistent harmonieusement.

