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Aux côtés du président national du Syndicat National des Journalistes Indépendants du Cameroun (SYNAJIC), M. Alex Koko A Dang, plusieurs figures du paysage médiatique camerounais ont pris part, mardi 17 février 2026, à une rencontre de sensibilisation de la presse autour du thème : « Le journaliste camerounais à l’épreuve de la désinformation : entre mission citoyenne et responsabilité éthique et déontologique ».

Organisée dans un espace public de la place, la rencontre a réuni des journalistes nationaux et internationaux ainsi que des experts en communication, parmi lesquels le Dr Jean Marie Tchatchouang, enseignant de journalisme à l’Université de Douala, et SM Georges Messouane Medjue, senior journaliste. Étaient également présents des membres du bureau du syndicat : la Présidente régionale Littoral Pélagie Mabamg, le Coordinateur national en charge de la communication Nkodo Pierre, ainsi que le conseiller spécial du Président, Etouke Mouelle.

Pendant deux heures d’échanges nourris et de partages d’expériences, les intervenants sont revenus, dans un style direct et sans détour, sur les notions d’« impératif citoyen », d’« Éthique » et de « Déontologie », jugées aujourd’hui essentielles face à la montée de la désinformation.

Dans son discours d’ouverture, le Président national du SYNAJIC a dressé un constat sévère :
« Mesdames et messieurs, ce que font ces “confrères” n’est pas du journalisme. Ce n’est pas de la responsabilisation, c’est une destruction des personnalités. »

Il a cité plusieurs personnalités publiques récemment mises en cause dans des publications qu’il qualifie de diffamatoires, notamment le Maire de la Ville de Douala le Dr Roger MBASSA Ndine dans une affaire d’escroquerie de 24 millions de FCFA en complicité avec le Ministre directeur du cabinet civil M MVONDO AYOLO , des Ministres tels Transports Jean Ernest NGALLE Bibehe, le Ministre Louis Paul MOTAZE, ainsi que le Directeur général de la Camwater et le plus récent l’honorable David MANFOUO nouvelle victime de ces tireux , il fait l’objet depuis quelques temps les unes de leurs journaux qui ne paraissent que dans les réseaux sociaux Selon lui, « ces responsables auraient fait l’objet de chantage et de diffamation par voie de presse. Il a également évoqué l’interpellation d’un présumé maître chanteur à la direction régionale de la police judiciaire à Yaoundé, soulignant l’intervention du syndicat dans cette affaire ».

Pour le Président du SYNAJIC, cette rencontre répond à une nécessité impérieuse :
« L’environnement et le contexte sont des obligations impératives pour le SYNAJIC afin d’éviter le chaos que certains esprits malveillants projettent pour notre pays uni et fier derrière son chef illustre, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun. »

Deux exposés majeurs ont structuré la rencontre.

Dans sa communication sur le premier exposé « les missions citoyennes (responsabilité sociétale) du journaliste », SM Georges Messouane Medjue a rappelé que la responsabilité du journaliste repose sur trois piliers fondamentaux : la vérité, l’éthique et le respect.
« Notre mission est noble : servir la vérité pour éclairer la société. Mais cette mission exige vigilance et intégrité. Car chaque dérive fragilise la confiance du public, chaque manquement entame la dignité de notre profession. »
Il a exhorté ses confrères à se considérer non seulement comme témoins, mais aussi comme gardiens de l’histoire, appelant à un engagement ferme pour la vérité et la dignité humaine.

Le second exposé, présenté par le Dr Jean Marie Tchatchouang, portait sur « la responsabilité Éthique et Déontologique ».

L’enseignant a insisté sur la nécessité, pour tout journaliste, de maîtriser les notions d’Éthique et de Déontologie afin d’éviter les lourdes conséquences que peut entraîner un manquement professionnel, y compris des poursuites judiciaires.

Selon lui, l’exercice du journalisme repose sur un équilibre entre trois piliers : l’intérêt public, la protection des individus et la sauvegarde de l’intégrité du pays.
« Si l’intérêt public fait défaut, ou si l’information, malgré son intérêt, porte atteinte à l’individu ou à la sécurité de l’État, le journaliste a le devoir de s’abstenir de diffuser. »

Les échanges ont également donné lieu à des témoignages. Le conseiller spécial du Président du SYNAJIC, Etouke Mouelle, s’est dit préoccupé par l’évolution actuelle du métier :
« Je suis dépassé par le journalisme de maintenant. Ce que font certains journalistes n’est pas du journalisme. Est-ce qu’en diffamant les gens on fait du journalisme ? Non, mes amis, changeons de paradigme. »

Un appel soutenu par le journaliste senior Batama de Camer.be, qui a exprimé le souhait de voir le syndicat multiplier ce type de rencontres pour renforcer la sensibilisation.

Au terme des travaux, le SYNAJIC a réaffirmé, par la voix de son Président national, sa mission de « défense des droits de ses membres, tout en précisant les limites strictes de son soutien« .

« Le syndicat a averti qu’il se désolidarisera systématiquement de tout journaliste dont les actions porteraient atteinte à la crédibilité de la profession, notamment en cas de diffamation excessive, de manipulation d’informations, de trahison du secret des sources ou de conflits d’intérêts manifestes ». Précise le Président .
Cette position ferme, assumée comme une mesure de sauvegarde de l’éthique et de l’image du journalisme, pourrait conduire, si nécessaire, à des décisions de rupture difficiles envers certains membres.

À travers ce thème évocateur, le SYNAJIC entend ainsi rappeler que la liberté de la presse s’accompagne d’une responsabilité tout aussi grande : celle de servir l’intérêt général sans céder aux intérêts personnels ni aux dérives contraires aux valeurs républicaines.

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