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Réunis à Douala depuis le jeudi 30 et le vendredi 31 janvier 2026, les responsables de la santé publique de la région du Littoral tiennent une réunion stratégique de coordination axée sur la surveillance des maladies à potentiel épidémique. Conduits par le délégué régional de la Santé publique, Ngo’o Mebe Saurel, et en présence des directeurs des formations sanitaires (FOSA), des responsables de centres de santé et des chefs de districts de santé, les travaux visent à renforcer la riposte contre la variole du singe (Mpox).

Depuis plusieurs mois, la région du Littoral est confrontée à une pression accrue sur son système de santé, marquée par la résurgence de maladies à potentiel épidémique et la persistance d’affections comme la rougeole. La mobilité des populations, les difficultés d’accès à certaines zones rurales, la sollicitation continue du personnel de santé et les risques de transmission interhumaine imposent une vigilance permanente et une coordination renforcée des acteurs sanitaires.

Ouvrant les travaux sous la thématiquela surveillance active des maladies à potentiel épidémique dans la région du Littoral  » Cas de la Variole de Singe ( Mpox) » , le représentant du Gouverneur de la région du Littoral le Secrétaire général de la dite Région Aboubakary Haman Tchiouto a salué la mobilisation des personnels de santé et rassuré sur la situation sanitaire dans la région.
« Nous sommes ici pour lancer la réunion de coordination de l’ensemble de la délégation régionale de la Santé publique. Durant ces travaux, le délégué régional et ses collaborateurs, aux côtés des responsables des districts, des centres et des formations sanitaires, vont examiner les défis liés à la santé publique dans le Littoral, avec un accent particulier sur la surveillance du Mpox ».

Il a souligné plus loin que les quelques cas enregistrés sont maîtrisés et a encouragé la poursuite des actions de prévention, de sensibilisation et de prise en charge au bénéfice des populations.

Prenant la parole, le Délégué régional de la Santé publique pour le Littoral, Ngo’o Mebe Saurel, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de coordination impulsée par le ministère de la Santé publique.
« La coordination est un devoir régalien. Elle nous permet d’évaluer l’année 2025, d’identifier nos forces, nos faiblesses, les menaces et les opportunités, afin de définir des perspectives claires pour la nouvelle année », a-t-il expliqué.
Il a insisté sur l’importance de l’implication active des directeurs de FOSA, des responsables de centres de santé et des chefs de districts, qui constituent le premier maillon de la surveillance sanitaire et de la prise en charge rapide des cas suspects. À l’issue des travaux, un rapport détaillé sera transmis à la hiérarchie technique et administrative, notamment au gouverneur de la région.

Intervenant sur l’évolution de la situation épidémiologique, le Dr Mossi Makembe Hans, Coordonnateur régional de la lutte contre les épidémies et pandémies, a mis en avant le rôle central de la surveillance.
« Le Mpox est une résurgence. Si aujourd’hui des cas ont été identifiés, c’est grâce à une surveillance efficace assurée par les équipes des districts, des centres de santé et des formations sanitaires. Sans surveillance, il n’y aurait pas de détection », a-t-il indiqué.

Il a précisé que les cas confirmés ont été pris en charge et que la recherche et le suivi des contacts se poursuivent, non dans un esprit répressif, mais à des fins de prévention et de protection collective.
Données épidémiologiques et contraintes du terrain
Selon les données présentées au cours des travaux,Dr Mossi Makembe Hans « l’épidémie de Mpox dans la région du Littoral a débuté autour de la 47ᵉ semaine épidémiologique, vers le 13 novembre 2025. À ce jour, cinq cas ont été confirmés dans les districts de santé d’Abo, Deido et de la Cité des Palmiers. Plus de 50 contacts ont été recensés et font l’objet d’un suivi quotidien, sans apparition de nouveaux cas suspects pour l’instant. »

Les participants ont salué l’adhésion progressive des familles et des communautés, qui commencent à notifier spontanément les cas suspects.

Toutefois, plusieurs défis persistent, notamment l’accès difficile à certaines zones enclavées pour les investigations et le transport des échantillons vers les laboratoires de référence. Si la zone urbaine bénéficie de l’appui de l’Hôpital Laquintinie, les zones rurales demeurent confrontées à d’importantes contraintes logistiques, d’où la mise en place d’un coaching à distance pour les équipes locales.
Par ailleurs, la Région fait face à une forte sollicitation du personnel de santé, mobilisé simultanément dans la gestion du Mpox et de l’épidémie de rougeole, active depuis plusieurs mois.

Face à ces défis, les autorités sanitaires appellent à une mobilisation accrue des ressources locales, notamment des collectivités territoriales décentralisées et du secteur privé, afin de renforcer les capacités de réponse. La population est invitée à signaler tout symptôme suspect, notamment des éruptions cutanées inhabituelles avec présence de pus, via le Numéro vert 1510, accessible 24h/24.

Le Mpox est une maladie connue et suivie depuis plusieurs années, notamment lors des épisodes enregistrés en 2022. L’activation actuelle du système de gestion de l’incident est motivée par le risque de transmission interhumaine et par le contexte sous-régional, marqué par la situation en République démocratique du Congo, classée urgence de santé publique de portée internationale.

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