
Dans une interview exclusive accordée au média en ligne UP ACTU, le Président Directeur Général de LPA Webradio, Didier Ndengue, lève le voile sur les obstacles majeurs qui ont jalonné la mise sur pied de cette plateforme radiophonique numérique aujourd’hui considérée comme l’une des webradios montantes du moment.
Née dans un environnement médiatique en pleine mutation numérique, LPA Webradio s’est construite au prix de nombreux sacrifices techniques, financiers et humains. Au fil de cet entretien à cœur ouvert, son promoteur retrace, de bout en bout, les difficultés rencontrées depuis les premières idées jusqu’à l’émergence progressive de ce média en ligne, devenu une voix crédible et influente dans le paysage médiatique digital.
Bonjour Monsieur le PDG,
Question 1 : Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées lors de la création de LPA Webradio ?
PDG Didier Ndengue : » LPA Webradio est le new-look de LPA TV lancée en 2019, mais qui n’a pas prospéré à cause des difficultés financières et matérielles. Nous avons mis le projet en stand-by, question de le mûrir et le rendre costaud. Avec le soutien des amis, il est revenu sous la forme actuelle avec beaucoup plus d’engagement et surtout avec une ligne éditoriale orientée vers le monde multipolaire. D’où le slogan « Les Voix du Monde Multipolaire ». Aujourd’hui, avec notre ancienneté dans l’univers médiatique, nous avons la possibilité de dompter certaines difficultés qui nous rendaient la vie dure avant. Mais les plus coriaces d’entre elles restent d’actualité. Notamment le financement, la ressource humaine, l’énergie et la connexion internet. Nous ne désespérons pas. »

Question 2 : Parmi ces difficultés, laquelle s’est révélée la plus déterminante ou la plus complexe à surmonter ?
PDG Didier Ndengue : « La plus grosse difficulté reste financière. C’est elle qui conditionne tout le reste. Vous savez, avec une bonne trésorerie, nous avons la possibilité de transformer LPA Webradio en un média de haute facture, tant sur le plan de la qualité du travail que sur l’offre des programmes. Nous pensons que nous y parviendrons si nous sommes soutenus. De toutes les façons, nous sommes condamnés à faire en sorte que ce projet n’ait pas son deux dans toute la sous-région Afrique centrale. »
Question 3 : Y a-t-il eu un moment où vous avez envisagé d’abandonner le projet ?
PDG Didier Ndengue : « Non, non. Abandonner un projet que j’ai personnellement pensé et sur lequel je me suis engagé ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je peux le mettre en stand-by pour mieux réfléchir et le relancer plus tard quand le vent sera un peu favorable. Ça peut prendre beaucoup de temps mais il ne sortira pas de ma tête. Je sais être persévérant, endurant. Je n’ai pas peur de tomber mille fois et me relever mille fois. L’essentiel c’est de ne pas rester au sol. Même au sol, il faut toujours essayer de ramper. La tortue avance doucement, mais il arrive toujours à bon port. Je m’adapte en fonction de la conjoncture, mais je n’abandonne pas. »
Question 4 : Quelle a été la base de votre détermination pour poursuivre et mener ce projet à bien ?

PDG Didier Ndengue : « Vous savez, LPA (La Plume de l’Aigle), porte déjà en elle les germes de la détermination, de la persévérance. Quand on a un projet porté par un symbole pareil avec un champ de vision à la dimension de l’aigle, il est clair que son initiateur doit se démerder pour avoir le zèle de cet animal qui occupe une place de choix dans les saintes écritures. Dans la Bible, Dieu demande à ses enfants d’avoir le zèle de l’aigle. Ceux qui connaissent le symbolisme de l’aigle peuvent imaginer dans quel état d’esprit l’équipe est actuellement malgré les coupures d’électricité et la mauvaise connexion internet. Nous sommes à la recherche permanente des solutions aux problèmes que nous rencontrons au quotidien. »

