
Les travaux de l’atelier d’évaluation finale du Plan régional de lutte contre la corruption 2020 se sont ouverts ce mardi 2 décembre 2025 dans la salle de conférence du Conseil régional du Littoral. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Secrétaire général auprès des services du gouverneur, Aboubakary Hamann Tchiouto , elle a rassemblé les responsables administratifs, les représentants des cellules locales et plusieurs acteurs engagés dans la gouvernance publique.

Pendant trois jours, la mission conduite par Fohthung Samuel Tangang, Chargé de mission et membre du Comité de coordination, assisté de Gilbert Christian Onana, Chef de la division des Études et de la Coopération, examinera les performances, faiblesses et perspectives du plan régional mis en œuvre depuis 2020. L’objectif principal est de jeter les bases d’un plan 2025 plus ambitieux, plus concret et mieux adapté aux réalités du terrain.
Les participants ont rappelé que la corruption reste un défi majeur pour la région du Littoral. Ses conséquences se font sentir dans divers secteurs : infrastructures mal exécutées, détournement des ressources, projets dupliqués, faiblesse de la qualité des services publics et frustrations sociales croissantes.
Ces pratiques sapent la confiance dans les institutions, limitent l’accès aux opportunités pour les jeunes et entravent le développement local. Tous ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective, soulignant que la lutte contre la corruption est un devoir partagé entre l’administration, la société civile et les citoyens.

La première session technique a été dirigée par Gilbert Christian Onana, Chef de la division des Études et de la Coopération.
Il a présenté une analyse détaillée de la mise en œuvre du plan 2020, en mettant en lumière les insuffisances, les écarts observés et les failles structurelles du dispositif.
Parmi les données révélées, un élément a particulièrement retenu l’attention : plus de 10 288 plaintes liées à la corruption ou à la mauvaise gouvernance sont enregistrées chaque année dans la région. Ce chiffre témoigne de l’ampleur du phénomène et de l’urgence d’un renforcement des mécanismes de prévention et de contrôle.
Cet exposé introductif a permis de cadrer les discussions, d’orienter les échanges et de préparer les participants à une révision profonde du plan régional.
Dans son allocution, Fohthung Samuel Tangang a rappelé la portée stratégique de l’atelier :

« Nous sommes réunis pour l’atelier de valorisation du plan d’action de la région du Littoral pour l’année 2020, dans le cadre du renforcement des capacités pour l’année 2025. L’objectif est de partager les expériences, harmoniser les actions et éliminer les opérations inefficaces afin d’adopter une stratégie plus performante. »
Il a également souligné la nécessité d’une collaboration renforcée entre les acteurs publics et la société civile
« Sur le terrain, il est essentiel de dupliquer les bonnes pratiques et de mobiliser l’ensemble des acteurs. Il ne s’agit pas d’un slogan, mais d’un engagement concret en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. »
Selon lui, le futur plan devra intégrer des actions réajustées, innovantes et réalistes pour garantir des résultats visibles
Les travaux se poursuivront jusqu’au 4 décembre. Ils aboutiront à l’élaboration d’un document révisé, comprenant de nouvelles priorités, des mécanismes de suivi renforcés et une formation spécifique destinée aux membres des cellules locales anticorruption.

Avec cet atelier, la région du Littoral entend franchir un cap : mettre en place une stratégie anticorruption plus robuste, plus participative et plus efficace, capable de réduire significativement les pratiques illicites qui freinent le développement.
