
La montée des violences faites aux femmes et aux filles, particulièrement dans l’espace numérique, préoccupe au plus haut point les pouvoirs publics. C’est dans ce contexte que la Délégation Régionale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Littoral, sous la houlette de sa déléguée régionale, Madame Gisèle Caroline Ekoh, a lancé un appel fort : « Unis pour agir ». Un message qui invite les femmes à briser le silence, à dénoncer les abus et à s’engager collectivement contre les violences numériques.
Au-delà du cyberharcèlement et des agressions en ligne, les violences faites aux femmes, toutes formes confondues, restent l’un des fléaux les plus meurtriers.
Selon les données communiquées dans le cadre de la campagne, plus de 1 800 femmes perdent la vie chaque année au Cameroun à la suite de violences basées sur le genre : violences conjugales, agressions sexuelles, chantage, harcèlement numérique, ou encore actes d’intimidation qui se traduisent parfois par des drames irréversibles.
Ces chiffres alarmants rappellent que la violence numérique n’est pas qu’un simple conflit virtuel : elle peut conduire à des détresses psychologiques profondes, de l’isolement social et, dans les cas les plus extrêmes, à des issues.
La violence numérique regroupe toutes les formes d’abus commis à travers l’usage des technologies de l’information et de la communication : Internet, réseaux sociaux, téléphones intelligents, entre autres.
Elle inclut :
Le harcèlement en ligne
Les insultes et commentaires sexistes
La diffusion non consentie d’images intimes
Le cyberharcèlement et les menaces
Le piratage de comptes
L’usurpation d’identité
Le chantage numérique
La propagation de contenus humiliants ou dégradants
Ces actes portent gravement atteinte à la dignité, la sécurité, et la liberté d’expression, particulièrement celles des femmes et des jeunes filles.
La Délégation Régionale insiste : les violences numériques évoluent au même rythme que la technologie.
Elles touchent des femmes de tous âges et de tous horizons, laissant des conséquences psychologiques, sociales et parfois mortelles.
Madame Gisèle Caroline Ekoh rappelle que :
« Le respect ne s’arrête pas à l’écran. Ensemble, faisons d’internet un espace sûr, respectueux et sans violence ».
Briser le silence : un devoir collectif
La campagne « Unis pour agir » appelle chacun à contribuer :
Soutenir les victimes
Sensibiliser son entourage
Adopter une attitude responsable en ligne
Encourager les autorités et plateformes à renforcer leurs politiques de protection
Signaler toute forme d’abus
Les femmes sont également encouragées à développer des compétences numériques pour mieux se protéger et reconnaître les risques.
En cas de violence numérique :
Signaler et dénoncer immédiatement
Contacter les services compétents
Conserver toutes les preuves numériques
Se rapprocher des structures d’appui
Contacts utiles pour dénoncer
Ligne verte MINPROFF
Commission des droits de l’homme
Cellule S.O.S Violences : 119 / 868
Email : trpraffi@gmail.com
La Délégation Régionale du Littoral réitère son appel à une mobilisation générale :
« Unissons nos voix pour mettre fin aux violences à l’égard des femmes et des filles. »
Sous le thème :
« Unis pour mettre fin à la violence numérique à l’égard des femmes et des filles » /
« Unite to end digital violence against all women and girls »,
la campagne aspire à créer une société où Internet n’est plus une arme, mais un espace de liberté et de respect.
