
Ecobank, la banque panafricaine implantée dans 36 pays, a lancé ce mercredi 1er octobre 2025 à Douala la première édition de l’Ecobank TRADE EXPO 2025, une plateforme d’échanges et d’innovations dédiée au commerce international. Partenaires, clients, experts financiers et collaborateurs se sont réunis dans un hôtel de la capitale économique pour réfléchir aux solutions capables de renforcer la compétitivité et la croissance des entreprises africaines.

Dans un contexte où le commerce africain peine à exploiter pleinement son potentiel, les chiffres sont parlants : le continent représente près de 17 % de la population mondiale mais seulement 3 % du commerce mondial. Les PME africaines ont un besoin de financement estimé à plus de 54,2 milliards de FCFA, sans compter les grandes entreprises et TPME, et près de 65 % des transactions transfrontalières sont freinées par des coûts élevés pouvant atteindre 28 %. Face à ces défis, la TRADE EXPO 2025 d’Ecobank vise à créer un écosystème propice à la croissance, en favorisant l’accès au financement, la digitalisation des transactions et la mise en réseau des entrepreneurs africains, y compris les femmes et startups souvent marginalisées.

Selon Mme Gwendoline Abunaw, Administratrice Directrice Générale d’Ecobank Cameroun et Zone Cemac, cette première édition a pour ambition de « libérer des solutions de financement adaptées aux besoins des entreprises africaines », afin de booster le commerce intra-africain.
Cette vision a été soutenue par l’invitée d’honneur, Mme Kate Kanyi-Tometi Fotso, Directrice Générale de Telcar Cacao LTD, qui a rappelé que la confiance, la transparence et l’intégrité sont les bases sur lesquelles les entreprises peuvent bâtir une relation durable avec les banques. Elle a insisté sur l’importance de la gouvernance et de la redevabilité : « Cela permet de bâtir la confiance nécessaire, autant pour que la banque accepte de vous soutenir que pour rassurer vos clients sur le respect de leurs commandes. »

Mme Fotso a partagé son expérience : « Ecobank a cru en moi dès le départ, même dans les moments difficiles. Cette relation gagnant-gagnant a permis à notre entreprise de croître et de saisir de nouvelles opportunités. Si d’autres institutions suivent cet exemple de transparence et de responsabilité, nous pourrons créer des partenariats solides et durables. »

Le premier panel, intitulé « Assurer l’avenir du commerce africain : risques, facteurs d’atténuation et voies de croissance », a dressé un état des lieux des contraintes qui freinent le commerce sur le continent. Les insuffisances infrastructurelles, les lourdeurs réglementaires et les procédures douanières interminables ont été particulièrement soulignées. Pour Amédée Assomo, Directeur Général de Carlay, « les procédures administratives peuvent parfois avoir la taille d’une bibliothèque », illustrant la complexité du transit pétrolier au port de Douala. Yves Djomo, Directeur Général Adjoint et Directeur du crédit d’Ecobank Cameroun, a rappelé que le financement des PME reste un enjeu crucial, avec un besoin de plus de 54,2 milliards de FCFA pour le secteur.
Le second panel, intitulé « Mécanismes de paiement : défis, perspectives et solutions », a abordé les problématiques liées aux transactions financières dans le commerce international. Alain Claude Nono, Directeur Général de MTN Mobile Money Corporation, a souligné que les barrières transfrontalières et le coût élevé des transactions, pouvant atteindre 28 %, freinent le développement des entreprises africaines. Il a proposé la normalisation des QR codes, la formalisation de l’informel et l’amélioration de l’expérience client comme leviers d’une véritable révolution des paiements sur le continent.

Les experts et Ecobank ont présenté un ensemble de solutions destinées à répondre aux principaux défis identifiés. La banque offre des financements sur mesure, adaptés aux besoins des PME, des grandes entreprises et des startups, incluant des mécanismes de collecte régionale pour sécuriser les transactions transfrontalières. La digitalisation est au cœur de ces solutions, avec des plateformes comme Single Trade Off qui permettent aux entreprises d’accéder à plus de 33 marchés africains pour vendre et promouvoir leurs produits sans frais supplémentaires. L’inclusion des femmes entrepreneures et des startups est également prioritaire grâce à l’initiative Ecobank Ellevate Women, qui fournit des financements, du mentorat et des formations pour soutenir leur développement. Enfin, l’Ecobank TRADE EXPO, via son Trade Village, propose un accompagnement stratégique concret, avec des conseils pratiques, des démonstrations interactives et des échanges avec des experts financiers et technologiques, permettant aux entrepreneurs d’identifier et de mettre en œuvre des solutions efficaces pour leur croissance.

Mme Nadège Betkeu épouse Tchumtchoua, Directrice des opérations et technologies d’Ecobank Cameroun, résume : « L’Ecobank TRADE EXPO n’est pas seulement un lieu de débats, mais une plateforme d’accompagnement et de conseil destinée à soutenir durablement les entrepreneurs africains. «
Avec l’Ecobank TRADE EXPO 2025, la banque réaffirme sa volonté de construire un écosystème financier solide et inclusif, capable de répondre aux défis du commerce africain. Dans un contexte où le Cameroun ne figure pas encore parmi les dix premières économies du continent en matière de financement du commerce, cette initiative constitue un levier stratégique pour rattraper ce retard et libérer tout le potentiel des PME et grandes entreprises Africaines.

La première édition a également été ponctuée de visites des stands interactifs, d’animations artistiques et d’échanges conviviaux, renforçant le caractère pratique et participatif de l’événement.
