
Le Jeudi 19 Septembre 2024, à l’aube, le marché Nkoulouloun, situé dans l’Arrondissement de Douala 2ème, a été le théâtre d’une importante opération de dégagement des voies publiques.
Supervisée par Zakari Housseni, deuxième Adjoint au Maire de cet Arrondissement, cette intervention a conduit à la démolition de plus de 2000 étals construits de manière précaire et illégalement implantés sur les trottoirs et la chaussée du Boulevard de l’une des ruelles de cet Arrondissement.
L’objectif fiché par les Autorités locales de cet Arrondissement est clair : rendre l’espace public aux piétons et véhicules, pour une meilleure fluidité de la circulation dans une zone particulièrement embouteillée par les installations informelles vision voulue .
Cette vision soutenue et voulu par Mme le Maire Me Denise Fampou est une réalité actuelle dans cet Arrondissement.
Pour Mr Zakari Housseni superviseur de cette journée de casse « Il était impératif de libérer les trottoirs et les routes, car l’accès était devenu impossible pour les usagers »
Pas cette action la Mairie, rassure et se bat pour travailler à réorganiser les commerçants selon les normes légales.
Le Deuxième Adjoint au Maire de cet Arrondissement, Mr Zakari Housseni, a rappelé la nécessité de l’opération : « Ceux qui fréquentent le marché Cordon rouge, à Nkoulouloun, savent que cet endroit est devenu impraticable à cause des étals qui envahissent la voie. Nous avons agi tôt ce matin pour libérer la route et permettre une circulation fluide. C’est une route, pas un marché. »
Il a également annoncé que la prochaine étape consisterait à dégager les caniveaux, obstrués par des déchets, pour améliorer l’assainissement de l’arrondissement. « Les commerçants seront réorganisés conformément à la loi », a-t-il assuré.
Si cette action vise à mettre de l’ordre dans l’espace urbain, elle n’a pas manqué de susciter des réactions vives parmi les commerçants installés depuis des décennies.
Malgré ces engagements, l’inquiétude persiste parmi les commerçants comme William Djada, qui se sent trahi : « Ils nous ont demandé de nettoyer hier, et ce matin ils ont tout cassé ».
Bertin, commerçant victime de cette casse a également exprimé son désarroi : « Ils auraient dû nous reloger avant de tout démolir. Maintenant, nous sommes sans solution. »
En effet, beaucoup redoutent l’absence de mesures concrètes pour les reloger de manière abordable. Ils réclament des boutiques accessibles financièrement afin de continuer à exercer leur activité en toute légalité, sans craindre de nouveaux dégagements.
Certains envisagent même de réinstaller leurs étals, constatant que des opérations similaires n’ont jamais été suivies d’un plan à long terme.
Alors que les autorités locales s’efforcent d’améliorer la mobilité et l’hygiène dans cette partie de Douala, le défi reste de concilier la régulation de l’espace public avec les impératifs économiques des commerçants.
Dans une ville en pleine transformation, la question du relogement des évincés demeure sans réponse, en attente de solutions pérennes.
