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Le 18e Forum Régional sur les Prévisions Saisonnières pour l’Afrique Centrale (PRESAC-18) s’est tenu à Douala, au Cameroun, du 12 au 13 septembre 2024, au prestigieux hôtel Akwa Palace. Cet événement majeur, organisé par le Programme intra-ACP sur les Services Climatiques et les Applications Associées (ClimSA/GFCS), en partenariat avec la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), a réuni des experts, chercheurs et décideurs pour discuter des défis et des solutions liés aux prévisions météorologiques dans la région.

Lors de cet atelier, les intervenants ont souligné l’importance des prévisions saisonnières pour améliorer la résilience face aux événements climatiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, qui affectent régulièrement la région d’Afrique centrale.

Cependant, malgré les avancées notables dans le domaine des prévisions météorologiques, plusieurs obstacles demeurent, comme l’a expliqué le Dr Diasso Urich Jacques, chef de l’équipe d’assistance technique de l’Union Africaine.

Selon le Dr Diasso, les prévisions météorologiques ne sont pas toujours parfaitement fiables dans la région. Il a notamment mis en lumière trois défis majeurs qui limitent la précision des prévisions.

Premièrement, il existe encore un manque de connaissances scientifiques approfondies sur la météorologie en Afrique centrale. Les études dans cette région sont encore en cours, et de nombreux aspects ne sont pas suffisamment maîtrisés scientifiquement.

Deuxièmement, les modèles utilisés pour réaliser les prévisions sont souvent conçus pour les latitudes tempérées et ne reflètent pas toujours les spécificités des régions tropicales. Par conséquent, ces modèles nécessitent des ajustements pour mieux correspondre aux réalités climatiques locales.

Enfin, le troisième obstacle majeur réside dans la qualité des données.

Les données d’observation disponibles en Afrique centrale sont insuffisamment denses, ce qui empêche de collecter des informations suffisamment précises pour prévoir avec exactitude les conditions météorologiques futures.

Face à cette lacune, le Projet ClimSA vise à combler ce vide grâce à l’utilisation de satellites qui permettent d’observer la Terre de manière plus continue.

Bien que ces observations ne puissent pas être aussi précises que celles des stations au sol, elles contribuent à réduire les écarts de prévision et à améliorer la qualité des informations fournies aux populations.

Dr Diasso a également souligné que le projet ClimSA renforce les capacités des pays d’Afrique centrale, dont le Cameroun, dans le domaine de la collecte et de l’analyse des données météorologiques. En fournissant des outils et des infrastructures, ce projet permet de mieux anticiper les événements climatiques, d’optimiser la planification et de réduire les impacts négatifs sur les Communautés.

Le PRESAC-18 s’est donc avéré être une plateforme essentielle pour discuter des moyens d’améliorer la précision des prévisions météorologiques en Afrique centrale et de renforcer les capacités des pays de la région pour faire face aux défis climatiques actuels et futurs.

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