
Le Fond National de l’Emploi (FNE) a organisé au siège du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) sise à Bonanjo, ce Jeudi 05 Septembre 2024 un séminaire sur le thème « L’intelligence artificielle (IA) au service du développement de l’entreprise et de son capital humain ».
Cet événement a réuni des acteurs de divers secteurs pour discuter des applications et des implications de (IA) dans le monde des affaires.
Parmi les intervenants, M. Habib IYA, Chef de la Représentation du Port Autonome de Kribi (PAK) à Douala, a livré un exposé remarqué.
Dans son intervention, M. Habib IYA a souligné la volonté du PAK de s’engager aux côtés du (FNE), de l’Association des Gestionnaires des Ressources Humaines (AGRHU) et du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) sur ce thème d’actualité brûlant qu’est l’intelligence artificielle.

Selon lui, « IA est une thématique que chaque entreprise devrait inscrire dans son calendrier stratégique. Elle est cruciale non seulement pour la compétitivité, mais parfois même pour la survie des entreprises. »
M. IYA a expliqué comment le Port Autonome de Kribi utilise des outils (IA) pour optimiser ses opérations. « L’objectif pour le PAK est de démontrer comment nous utilisons ces outils disruptifs, cette technologie innovante et émergente, pour faciliter la vie de nos clients, des chargeurs en interaction avec le PAK, réduire les coûts et offrir la meilleure expérience possible pour le passage des marchandises. »
Le PAK a développé un programme digital d’assistance, un projet de laboratoire expérimental en interne, visant à fournir à chaque collaborateur des outils pour gérer un assistant virtuel intelligent.
« Au sein du PAK, notamment à Douala, certains de mes collaborateurs utilisent (IA) pour améliorer leur performance et obtenir des résultats productifs dans des tâches telles que la rédaction administrative, la génération de listes de prospects, l’analyse de données et la prise de décision rapide », a-t-il précisé.
Tout en reconnaissant les débats légitimes autour des risques de (IA) sur l’emploi, M. IYA a insisté sur le fait que (IA) entraînera une évolution des métiers. « De nouveaux métiers apparaîtront et malheureusement, d’autres disparaîtront. L’idée est de savoir ce que l’on gagne ou perd, mais la tendance est plutôt positive », a-t-il ajouté.
« L’IA doit être au service de l’homme, c’est la meilleure façon de l’appréhender », a affirmé M. IYA, ajoutant que l’homme doit rester aux commandes en fixant les règles et les objectifs pour (IA).
Selon lui, l’Afrique est sur la bonne voie dans l’adoption de (IA), citant l’exemple du Cameroun qui a mis en place une stratégie nationale sur (IA).

Il a également souligné les dangers potentiels de (IA) générative, tout en appelant à une utilisation responsable et éthique de cette technologie.
«Dans la science-fiction, tout semble exagéré, mais nous ne sommes pas loin de la réalité », a-t-il prévenu, tout en encourageant les professionnels, y compris les journalistes, à se former pour mieux comprendre et utiliser ces technologies.
M. IYA a conclu son intervention en lançant un appel à la formation continue et à l’acquisition d’une solide culture numérique. « Il est crucial de se former sur (IA), de comprendre son fonctionnement et de l’intégrer dans les stratégies de développement des entreprises pour rester compétitif », a-t-il souligné.
Ce séminaire a ainsi permis de mettre en lumière l’importance croissante de l’intelligence artificielle dans le monde de l’entreprise, et le rôle clé qu’elle pourrait jouer dans l’amélioration de la compétitivité et du développement économique du Cameroun.
