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Ce lundi 15 juillet 2024 à Douala, capitale économique du Cameroun, s’est ouverte une séance de travail déterminante pour l’avenir économique de l’Afrique centrale. Sous la houlette du Pr. OMBALLA Magelan, Inspecteur Général auprès du Ministère du Commerce, les représentants des Ministres de Finances, des Douanes des onze Pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se sont réunis aux côtés d’une forte Délégation du secteur privé et des partenaires onusiens, ils cherchent à concrétiser la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’objectif de ces échanges de 3 jours est clair : permettre à l’Afrique Centrale de surmonter son retard et de s’imposer comme un acteur majeur de l’intégration économique continentale.

Face à ses 160 millions de consommateurs, l’Afrique Centrale est paradoxalement la Région la moins intégrée du continent.

Pour Mr François Kanimba, , Commissaire au marché commun de la (CEEAC) « les échanges commerciaux intra-régionaux ne représentant que 1,57% du total, contre une moyenne de 15 à 16% dans d’autres sous-régions africaines. »

Cette situation alarmante freine le Développement économique de la zone et compromet son potentiel à tirer profit de la (ZLECAf) de ces États, qui promet d’être le plus vaste marché au monde avec plus d’un (1) milliard de consommateurs.

Mr, François Kanimba, Commissaire au marché commun de la (CEEAC), a par ailleurs souligné l’urgence « Sur nos 11 États membres, seuls le Cameroun et le Rwanda ont pu participer à la première phase de la ZLECAf. Les autres se préparent, mais nous souhaiterions que ça aille plus vite. C’est la raison de cette réunion , comprendre les obstacles et partager les enjeux avec nos experts

La libre circulation des personnes et des biens, essentielle pour l’intégration régionale, reste un défi majeur. Seuls quatre pays respectent actuellement le cadre juridique établi il y a plus de deux décennies.

« J’ai personnellement mené des missions dans les États non-conformes pour négocier des feuilles de route, »

Précise M. Kanimba, avec l’objectif d’une conformité totale d’ici le 1er juillet 2025.

Mr Jean Luc Mastaki, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), estime que le renforcement de la capacité manufacturière et du tissu industriel de la sous-région est crucial.

En outre un autre point clé des discussions portera sur les règles d’origine pour les produits « Made in Central Africa .» comme l’a évoqué Mr Komi Tsowou, Conseiller régional pour la ZLECAf au PNUD, pas le suite en rappellant que ces règles sont essentielles « Les règles d’origine sont le passeport des produits dans la ZLECAf. Il est essentiel que les PME, particulièrement celles dirigées par des femmes et des jeunes entrepreneurs, soient pleinement impliquées dans ce processus. »

Au terme de ces échanges , les travaux issus seront concilés sur une feuille de route Régionale bien élaborée et pas la suite sera présentée aux chefs d’État lors du prochain Sommet.

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