
Le Mardi dernier , 1er Mai 2024 , le Cameroun et le reste du Monde ont célébré la 138E édition de la fête du Travail sous le Thème « Dialogue social constructif, facteur de promotion du travail décent et de progrès social ».
De ce fait la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) propose des visuels afférents :
La Commission salue les efforts du Gouvernement pour l’amélioration des conditions de travail, notamment à travers : la publication du décret du 23 février 2024 fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) des agents de l’État relevant du Code du Travail à la somme de quarante-trois mille neuf cent soixante-neuf (43.969) francs CFA, soit une augmentation de 5%.

La Commission se réjouit des actions qu’elle a menées depuis la précédente (JIT) pour garantir le respect du droit au travail, des Droits aux conditions de travail décentes, y compris du droit à la sécurité sociale à travers le traitement des requêtes, comme celle de Madame Bikom Alice c. la société Transformation Bois du Sud (TBS), consécutive à un accident de la circulation dont a été victime la requérante en janvier 2024 sur son trajet de retour du travail ; l’employeur a suspendu son salaire et a entrepris de la licencier ; grâce à l’assistance juridique de l’Antenne Régionale, une requête a été introduite auprès de l’employeur, suivie d’une séance de conciliation dont la finalité a été non seulement la réintégration de la victime à son poste de travail, mais aussi le paiement de son salaire comptant pour les mois de février et mars qui avait été indûment retenu.

La Commission relève, pour le déplorer à la suite de la Commission d’experts pour l’application des conventions internationales et des recommandations (CEACR) de l’OIT, que certaines dispositions des textes en vigueur au Cameroun violent les Conventions internationales de l’OIT dûment ratifiées, notamment la Convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical.

La Commission recommande: au Gouvernement de prendre des mesures utiles en vue de la ratification des deux conventions fondamentales de (l’OIT) non encore ratifiées, à savoir celle n° 187 relative au cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail de 2006 ainsi que le Protocole de 2014 relatif à la Convention sur le travail forcé de 1930.

La Commission recommande également au Gouvernement d’organiser des ateliers de partage d’expérience et de renforcement des capacités des parties en matière de mise en œuvre des normes internationales du travail pour renforcer le dialogue social en vue du développement durable des entreprises et de la protection des travailleurs ainsi que des demandeurs d’emplois.

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